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Jeudi:
Toute la journée à travailler sur ces fichus bulletins. J'ai fini ceux de mes élèves, il me reste ceux de mes 10
advisees, et j'y passe beaucoup trop de temps. Dehors, il pleut sans discontinuer (avec des éclairs de temps en temps, et quelques roulements de tonnerre pour pimenter la grisaille). Les garçons ont joué au foot dans le gymnase ce matin. Cette après-midi, je les ai laissés à leur père, et je suis allée m'installer chez Else. Nous travaillons en silence, l'une comme l'autre le nez dans notre ordinateur. Elle est plus en retard que moi, mais elle va deux fois plus vite.
Jeudi soir (ou plutôt vendredi matin, il est une heure et demie du mat'):
Fini. Tout terminé, plié, envoyé (le soulagement d'appuyer sur
Send...).
Vendredi:
Journée de l'inefficacité triomphante. Le trop-plein de fatigue, la lassitude de toutes choses scolaires et l'incrédulité d'en avoir terminé. Pourtant, il faut (faudrait?) que je m'attelle à ma prochaine tâche, mon rocher de Sysiphe: il faut ranger mon bureau... C'est bien gentil d'avoir tout empilé, ces dernières semaines ("Je m'en occuperai quand je serai en vacances"), mais là, là, rien à faire, il faut s'y attaquer. Et j'ai le même à la maison, avec en plus une montagne de paperasse urgente à trier/remplir/envoyer... Arrrggghh!!
Samedi:
Comme hier devant mon bureau, je me sens totalement submergée. Mais quelle idée, quelle idée d'organiser une "Solstice Party", alors que je suis une loque, vidée de toute énergie...
Heureusement, Else co-organise (même si la fiesta est chez nous), et l'homme, malgré son horreur non dissimulée de tout événement sollicitant sa sociabilité (uhu, l'allitération sifflante ...), a mis la main à la pâte. Il m'a aidée à ranger la maison, il a construit le feu de camp selon les régulations de la municipalité, il a contacté les pompiers, reçu l'inspecteur-pompier pour lui montrer le site, payé le permis (ça ne rigole pas ici, on ne peut pas faire un feu dans son jardin comme on veut!). Moi, j'ai passé la journée à faire les courses/le ménage/la cuisine. Et une petite sieste, parce que sinon je me serai effondrée à l'arrivée des invités.


Finalement, il pleuvait trop pour faire un feu dehors. Alors on a rassemblé les bougies et on a sauté par-dessus en faisant un voeu, pour respecter la tradition. Et puis l'homme a fait un feu dans la cheminée et les enfants (ils étaient 6, de 3 à 11 ans) ont fait griller des marshmallows sur des bouts de bois. On a bien mangé, beaucoup bu, parlé, rigolé ... Les groupes se sont mélangés. C'était bien.
Dimanche:
Mal de crâne impressionnant. Je ne dois PAS mélanger les vins. Je ne dois PAS.
Lentement, lentement, remettre en ordre la maison. Picorer les restes. Faire la sieste. Regarder le jardin détrempé et le feu de camp sans feu. L'euphorie de la fête est passée, une sorte de tristesse vague s'installe.
Lundi:
Encore l'école. Je ne serai donc jamais en vacances? Rangements, découragement.
Stage de formation: comment utiliser un Smart Board. J'en ai un dans ma classe dont je ne me sers jamais.
Lundi soir: vu
The Breakfast Club. Enfin! Depuis le temps que je l'avais sur ma liste. J'ai beaucoup aimé.
Mardi:
Same as yesterday.
Ma mère arrive demain. Ranger la maison, encore une fois.
Je vais avoir du mal à écrire ici, pendant, hum, au moins 15 jours. Je sais que je me fais rare, ces derniers temps. Les heures m'échappent.
Je vous souhaite un beau début d'été. Avec du soleil...