Tuesday, January 25, 2011

Comme un mardi (17)

...
Un enfant fiévreux le lundi, deux enfants malades le mardi.

Et une après-midi à la maison, à travailler (plus ou moins efficacement...) au coin du feu, pendant que mes petits malades jouent sur la wii ou lisent à côté de moi (en toussant, mouchant, éternuant, histoire de justifier la journée sans école...)

Demain, il va encore falloir jongler entre les horaires de l'un et de l'autre, celui qui retourne à l'école, celui qui reste à la maison, et moi qui vais essayer d'enseigner au moins un cours. Et il doit recommencer à neiger, par-dessus le marché.

Monday, January 24, 2011

J'ai ...

  • J'ai perdu le cordon de mon appareil photo.
  • J'ai froid - il faisait -20° ce matin, quand nous sommes partis à l'école, et -8° à 2 heures de l'après-midi, au meilleur de la journée.
  • J'ai emmené à l'école un enfant qui "ne se sentait pas bien". La règle étant: pas de fièvre, tu vas à l'école. Allez hop, un petit gargarisme à l'eau salée, une petite vitamine C, tu verras, tu vas vite aller mieux. Pas le choix, les élèves de maman l'attendent.
  • J'ai ramené à la maison un enfant fiévreux. Pas d'école pour lui demain et une journée compliquée pour moi, avec un certain nombre d'aller-retours.
  • J'ai envie d'être ailleurs.
  • J'ai besoin de nouveaux pulls (chauds!), mais pas le budget pour. D'ailleurs, les magasins déploient leurs collections de printemps (c'est vrai que les ballerines et les petites robes fleuries, quand il fait -20°, c'est tout à fait ce qu'il nous faut...)
  • J'ai trop peu de temps et trop peu d'énergie pour m'attaquer à ce qui m'attend. Cela va me retomber dessus, je le sens.
  • J'ai mal au genou, mal aux dents, mal au dos. Je vieillis à toute vitesse, en hiver.
  • J'ai de bons souvenirs de cet été, pour continuer à me tenir chaud.

Tuesday, January 18, 2011

Comme un mardi (16)

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Icy day.
A la neige sont venues s'ajouter les pluies verglaçantes du petit matin. Il faut pourtant aller à l'école - mais les bourrasques hivernales nous ont offert une heure et demie de vacances en plus: on commence à 9h30 au lieu de 8h, le temps de laisser les chasse-neige et les sableuses rendre les routes navigables. Je me suis fait peur, pourtant, deux ou trois fois, la voiture qui glisse, se met en travers... Brrr.
Le reste de la journée est une belle pagaille, emploi du temps bouleversé, périodes écourtées et élèves la tête ailleurs.
Il est temps de passer à demain.

Monday, January 17, 2011

Chocolat

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Noël tristounet, mais chocolat guilleret!

Avant et après les vacances, j'ai trouvé devant ma porte, déposés par ma factrice qui bravement se fraie un chemin dans la neige, des paquets qui m'ont réchauffé le cœur. Dites-moi, ça s'entend tant que ça que j'ai besoin de chocolat, en ce moment?

Alors, pour commencer, un paquet venu de Berlin, avec 3 genres de pain d'épices (j'ai un gros faible pour le pain d'épices...) et plein d'autres merveilleuses surprises.

Et puis mes parents, sans s'être concertés, ont décidé de me dorloter à distance.

A gauche, les chocolats de mon papa, à droite, dans les belles boîtes en métal, ceux de ma maman ...

... qui sait que j'adore les mendiants!

Et finalement, de Bruxelles, un si gentil paquet vient de m'arriver. Avec une surprise très inattendue: il a été "goûté"... Souris ou écureuil?? En plus la bestiole a choisi de s'attaquer au chocolat au speculoos! Mais bon, en ces temps de fête et d'abondance, il faut être généreux et savoir partager (par bonheur la tablette au gingembre frais est intacte, ouf!)

Merci, merci, à celle qui me connaît si bien!!

Tous ces paquets plein de douceurs, une lettre qui m'est allée droit au cœur, tous ceux qui en pensée ont traversé l'Atlantique et sont venus jusqu'ici, m'ont fait un plaisir immense. Et j'ai suffisamment de chocolat pour traverser l'hiver sans dépression saisonnière, permettez-moi de vous le dire!
(Bon, évidemment, ne croyez pas que je sois la seule à en profiter, j'ai des amateurs de vrai bon chocolat dans la maison. Au point que je suis obligée de planquer mes provisions dans ma chambre, pour éviter les descentes intempestives dans mes réserves...)

A mon tour maintenant d'envoyer mes petits paquets. Allez, je me donne une semaine. (A quoi sert un blog? A vous obliger à tenir votre parole...)

Thursday, January 13, 2011

Mon chemin

...J'avance. A défaut de progresser, j'avance.
Le temps perdu est le seul qui m'aide à retrouver ce dont j'ai besoin. Je veux le croire (sinon, désespérance - j'accumule tant et tant de temps perdu).

Hier, snow day tant attendu, pas d'école, jour gratuit, offert, au milieu de la semaine.


Et ... voilà, je n'en ai rien fait.
Soit je me tape la tête contre les murs (tu es trop conne, ma fille, tout ce retard dans tes corrections et tu n'as passé qu'une DEMI-HEURE à corriger tes copies?), soit je me dis que j'en ai profité.

Allez, on va dire que j'ai passé une bonne journée.
  • J'ai fait des pancakes pour le petit dej (tradition des snow days), avec du bacon pour les amateurs.

  • J'ai un peu rangé parce qu'un copain de Dudie allait arriver.
  • J'ai cuisiné parce que ledit copain clame à qui veut bien l'entendre que je suis un cordon bleu (je ne le savais pas, mais il s'avère qu'il goûte à presque toutes les gamelles que je prépare pour le lunch box de mon fils) (il m'a demandé si j'avais suivi des cours dans une école de chefs - là, je trouve qu'il en fait un peu trop). En dessert, bananes flambées aux pépites de chocolat fondues. Je crois que j'ai marqué des points.
  • Deux lessives.
  • Quelques copies (donc). Et une interro préparée pour le lendemain matin.
  • Un e-mail depuis longtemps repoussé.
  • Une conversation difficile, mais finalement assez productive.
  • Beaucoup trop de traînaillage sur internet (qui me perdra, mon vice le plus chronophage).
  • Une poule au pot préparée avec amour (pour le lendemain soir).


Je n'ai pas fait de crumble. Ni de pain d'épices aux airelles (depuis le temps que je l'ai à l’œil, celui-là!). Je n'ai pas trié ma paperasse. Je n'ai pas corrigé les projets que mes élèves m'ont rendus avant les vacances de Noël (shame, shame...)

Tant pis.

La neige était tellement belle, au petit matin. Et les joues rouges glacées de mes garçons, après avoir joué dehors. Et l'odeur du feu dans la cheminée.

Demain sera un autre jour, et les copies ne s'impatientent guère (les élèves, oui, mais la patience est une vertu que je me fais fort de leur enseigner...)

Tuesday, January 11, 2011

Comme un mardi (15)

...
Ce matin, sur le chemin de l'école, je me suis arrêtée à la poste - qui venait juste d'ouvrir, 7h30. Moi j'étais déjà en retard mais les postières venaient d'arriver, elles n'étaient pas pressées...
Un paquet de Paris, que j'ai mis dans le coffre avec les cartables. Pas besoin d'ouvrir, je sais déjà ce que c'est...
Je l'emporte avec moi dans mon bureau, le contenu serait gelé s'il passait la journée dans la voiture. Sur le chemin, entre le parking et l'entrée de l'école, nous nous amusons, avec Dudie, à nous filer des petites trouilles: "En fait, c'est peut-être des chaussettes.
- Oui, parce qu'ils se disent, il fait froid, il neige, tout ça... Des chaussettes bien chaudes.
- Oui, des chaussettes dans une boîte de chocolat. Tu imagines, tu ouvres la boîte et là, aaaahhhh ... des chaussettes!
- Aaaaahhhhh!"
Et ce soir, chemin inverse, le paquet revient avec nous à la maison. Nous l'ouvrons religieusement. La boîte est encore plus grande que d'habitude. Et les chocolats sont toujours les meilleurs du monde. Il nous gâte, mon papa...

Monday, January 10, 2011

Iced tea

...J'ai laissé ma tasse passer la nuit dans la voiture.

Il fait froid, oui! -9° cette nuit. Mes amis barcelonais, que j'ai accueillis hier à leur retour de vacances, n'en croyaient pas leurs bouts de doigts gelés.
C'est normal, c'est l'hiver - mais il ne neige que pendant les vacances ou le week-end, c'est ballot.

[La cour du collège, ce matin. Ils vont en faire, des glissades, pendant la récré!]

Tuesday, January 04, 2011

Comme un mardi (14)

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Il est 21h30 et je quitte l'école presque déserte - encore quelques groupes de parents qui traînent, espérant happer le conférencier pour l'entretenir de leur propre conception du parenting. Je ne regrette pas d'être revenue ce soir: l'homme est un excellent orateur, maître de l'anecdote significative et de la digression qui, sans en avoir l'air, vous amène exactement à la conclusion de l'argument plus haut avancé. Typiquement américain, efficace et drôle, et - ce que j'apprécie tout particulièrement - sans soucis de prendre son audience à rebrousse-poil, malgré sa gentillesse et ses manières attentives et amicales. J'ai adoré qu'il dise à tous ces parents, pour la plupart issus de la couche sociale la plus privilégiée, l'importance de respecter les règles de l'école, même quand l'école est privée et qu'ils paient très très cher la scolarité de leurs enfants (Un certain nombre de parents pensent en effet que les règles de l'école sont flexibles à loisir en ce qui LES concerne, qu'il s'agisse de partir en famille en dehors des vacances ou d'essayer de persuader un prof de changer la note de fiston ou fifille, parce que ladite note ne fait pas joli sur le dossier pour les universités... Et il va sans dire que ce genre de parents respectent aussi peu les profs, ni plus ni moins des domestiques, que les règles de l'établissement.)
Ferme mais tellement chaleureux, il a répété quelques vérités qui dérangent un peu, il a gentiment bousculé quelques certitudes (certain(e)s n'en démordront pas: LEUR manière d'éduquer leurs enfants est évidemment supérieure), il a mis en place des concepts et des cadres que je trouve très utiles et bons à rappeler, à défaut d'être originaux.
J'avais assisté, dans l'après-midi, à sa conférence pour les profs - différent focus, il nous a parlé de la vie sociale des élèves et de son impact sur ce qui se passe dans nos classes. Je l'ai trouvé moins convaincant; mais il faut dire aussi qu'il sortait d'une heure devant tous les élèves du collège, à leur parler d'amitié, de popularité, d'exclusion et de "bullying" (existe-t-il une traduction pour ce mot?)
Ce soir, pour les parents, la question était "Comment élever des enfants responsables?" (il a lui-même immédiatement critiqué un titre si présomptueux). Tout ce qu'il dit me parle.

Je suis contente d'y être allée, même si, à 21h30, devant l'école presque déserte, avec sur mon chemin des plaques de neige un peu boueuse et le froid qui me mord le bout des doigts, je me sens soudain immensément fatiguée.
Je vais essayer de trouver le temps de lire les livres de cet homme; s'ils reflètent l'humanité et l'humour du personnage, ils ne devraient pas me décevoir.

Monday, January 03, 2011

Cuttlefish and octopus

...
Aujourd'hui, c'était la rentrée des profs - les élèves avaient un jour de rab.
Le fils aîné a passé la nuit et la journée chez un copain. Le plus jeune est allé à la garderie. J'ai animé la réunion de tous les profs de langue de l'école (17 en tout).

J'avais plein de projets pour la fin d'après-midi (ranger les décorations de Noël, continuer à corriger les copies qui auraient dû l'être pendant les vacances, recoudre des gants ...), mais Dudie m'a tout flanqué par terre. D'abord, il a repoussé l'heure à laquelle je devais venir le chercher. Et puis quand je suis arrivée, il m'a tendu, ravi, un sac plein de trucs gluants et m'a annoncé: "Voilà le dîner!"
Right.
J'ai remercié la mère du copain, qui, elle, ne travaille pas et a une femme de ménage, de nous offrir ainsi des céphalopodes - trop généreux de sa part. Les deux garçons, passionnés de biologie marine, l'avaient convaincue d'aller à la poissonnerie leur acheter des trucs à disséquer. Elle a obtempéré, ils ont bien disséqué, et voilà, elle m'a livré les restes de leurs expérimentations, pour que j'en nourrisse ma famille.
Arrivée chez moi, il a donc fallu apprendre à nettoyer et préparer un poulpe et une seiche. Pas évident, le nettoyage (ni l'odeur après). Mais le repas, même si j'y ai consacré beaucoup trop de temps, n'était pas mauvais du tout.
Il est bien trop tard, je devrais déjà dormir.
C'est reparti pour un tour.

Friday, December 31, 2010

A quelques heures de la nouvelle année...

... je vous la souhaite des meilleures!

Le mot pour 2011 sera Care. Comme dans "Take care of yourself". Ou dans "I care about you". Ou encore: "I really don't care". Il faut aussi savoir le dire parfois.

2010 is over, rest in peace. J'en aurai vraiment bavé de cette année-là. Année noire, parmi les trois plus sombres de ma vie (jusque là) (ne mésestime les possibilités de coup de vache du destin, ma fille!).

Ce soir, pour la première fois, je ne réveillonnerai pas. Tant pis, tant pis, au fond ça m'est égal (I don't care), mieux vaut pas de fête du tout que le goût amer de la fête sans joie. Je vais manger ma soupe (potiron-courgettes), regarder un film ou bouquiner et aller me coucher avant minuit. Voilà. Je prends soin de moi, c'est dit. Taking care of myself. Ça commence maintenant.

Et puis, j'ai passé une bonne journée. Un déjeuner avec une amie. Un tour à la patinoire pour les enfants (J'ai corrigé quelques copies - enfin ... deux copies - assise sur les gradins. C'est bon pour la conscience, ça!). Un goûter chez Else - petits biscuits de Noël au chocolat et jeu de société, les garçons étaient ravis. De cette pénible année, restera avant tout la découverte de la force du soutien de mon entourage, les bras tendus de mes amis, ma famille qui m'embrasse tout entière. Et tous ceux qui me disent, encore et encore: "I care about you". Je les crois, je les remercie et je les aime, moi aussi, tellement.

Tuesday, December 28, 2010

Comme un mardi (13)

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Interrompue en plein milieu de la corvée cartes de remerciement et/ou de vœux par un chat en mal de câlins.

Monday, December 27, 2010

Noël et un chat qui mange les rubans

...
Avant...
Après!

Et pendant.

Et le chat mange les rubans.

Je redoutais un peu Noël, cette année. Pour la première fois, les garçons ont été contents, complètement, sans trace de déception ou de "C'est tout?". Je crois que, comme moi, ils n'attendaient tellement rien que tout était une surprise. Pour la première fois, j'ai mis mes propres cadeaux sous l'arbre, mes deux paquets remis l'après-midi par mes chères amies. Pour la première fois, la fête familiale avait un goût tellement amer que nous voulions tous passer à autre chose.
Je ne sais à quoi va ressembler Noël l'année prochaine. Difficile de vivre dans l'instant présent.

Un 24 décembre

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Petit matin. J'ai du mal à ouvrir les yeux, mais je suis debout, thé brûlant et npr pour me tenir compagnie, en attendant l'arrivée de notre chat occasionnel.

Elle a fini par arriver, non à 7h30, mais une heure plus tard (mais non, je ne leur en veux pas, ses maîtres se lèvent avant 7h même en vacances, ils n'imaginent même pas que je n'émerge jamais si tôt...)

Elle se met vite à l'aise - du moins, jusqu'à ce que les garçons se lèvent.

Dernier jour des calendriers de l'Avent.

Un petit tour à la patinoire...

... et un petit tour en ville (presque déserte). La bibliothèque est fermée, les magasins aussi. Les garçons font les zouaves.

Le café est ouvert (jusqu'à 5h, heure à laquelle nous sommes gentiment poussés dehors).

De toute façon, c'est l'heure des chants de Noël sur la place.

Combien de Français dans la foule?... Au moins 4 familles, croisées dans le froid et la pénombre percée de milliers de loupiottes.

Et moi, aussi.

Il commence à faire froid, il est temps de rentrer.

Retour à la maison, un curry de poisson et une soirée Pirates des Caraïbes.

Pendant ce temps, je prépare mes petits sablés de Noël aux épices (Gingebread cookies). Pour la première fois, j'oublie d'en laisser au pied de l'arbre pour le Père Noël. Les garçons ont officiellement (et à regret) renoncé à y croire.
Quand ils sont finalement au lit (et endormis, ce qui prend une bonne heure de plus), commence l'opération papier cadeaux. Je vais me coucher à 3h du mat', en espérant qu'ils dormiront tard, eux aussi, demain matin.