Dans l'après-midi, message de l'infirmière à tous les profs:
I saw a couple of students today that clearly should not have been sent to school. I suspect they have the flu so remember the drill - wash your hands frequently, don't touch your face, and send anyone to me who does not look well. Stay well and have a great weekend.
Je vais la voir en fin de journée: petite fièvre. Bon.
Samedi grippé. Mais je suis vaccinée pourtant! Ah, du coup, j'ai la version atténuée. Mais avec quand même frissons, courbature, maux de tête et jambes qui se dérobent. Je passe la journée au lit.
Vers 6h et demie, j'envoie Paolo à la douche (avec promesse de pouvoir jouer sur mon ipad après). De joie, il se casse la figure dans la douche (il paraît qu'il tournait sur lui même pour se laver plus vite?) et s'ouvre le menton. Il ne crie pas, mais le vacarme de la chute me fait monter quatre à quatre les escaliers. Le voilà dégoulinant de sang, suppliant qu'on ne lui fasse surtout pas de points de suture... Son frère, il y a deux ans et demi, s'est ouvert le menton exactement au même endroit (lui faisait des glissades sur coussins sur le parquet). Je sèche et j'habille l'enfant le plus vite possible, je mets un pansement sur la plaie et nous voilà partis tous les trois pour les urgences. Dudie avait eu 6 points de suture, Paolo finit avec 7 (toujours renchérir sur son frère...) Ce qui a de bien dans cette histoire, c'est que nous avons pu un peu participer à la grand messe qui rassemble toute la nation étazunienne ce soir, que nous ignorons d'habitude superbement: cette fois, je peux dire quelles étaient les équipes en lice pour le Superbowl (Pittsburg et Green ..., ah j'ai déjà oublié, pourtant ce sont eux qui ont gagné, Green quelque chose, du Minnesota). Les télés sont partout, dans la salle d'attente, au pied de tous les lits de la salle des urgences. Pendant que la gentille interne recoud le menton de Paolo, je me concentre sur le jeu (je n'ai jamais rien compris, ni, il faut être honnête, jamais rien voulu comprendre au football américain).
Nous sommes rentrés à 9h. Les garçons sont affamés, les lits sont tous à faire et mes copies attendent toujours. Je pare au plus pressé: le dîner, les lits, un peu du Hobbit, serrés tous les trois dans mon grand lit.
Il est 11h. Ils dorment enfin, je peux me mettre à travailler. Mais je crois que non, finalement.
Le weekend est terminé, il m'aura fait voir les pierres, il est temps que je me repose. Une nouvelle semaine peut commencer!

