Bon, ma narration n'était pas vraiment convaincante, alors je reprends le fil des événements - chronologiquement.
En janvier notre voisin a pété les plombs et menacé mon mari. Nous avons décidé qu'il était temps de quitter cet appartement (que nous louons à mon école et adorons par ailleurs). C'est à ce moment-là que moi, anti-achat et pro-location, j'ai fini par me laisser convaincre par l'homme (Américain et donc par culture destiné au propriétariat) de la validité de ses arguments. Nous nous sommes donc lancés dans la recherche d'une maison à acheter. Entre janvier et avril, nous avons passé tous nos week-ends à sillonner la région avec notre agent immobilier.
Parallèlement, un poste de prof de français s'est libéré dans l'école de mon mari, on me l'a proposé, j'ai hésité, puis décidé de rester là où j'étais. J'ai des pointes de regret, de temps en temps, surtout quand je me vois un peu submergée d'exigences administratives...
En mars, nous avons repéré une maison carrée qui nous plaisait. En avril, les choses se sont précisées (offre, contre-offre, etc.). Finalement, nous avons signé le contrat, que nous avons rompu quelques semaines plus tard, lorsqu'il s'est avéré que le système de fosse sceptique de la maison était complètement out, et que la propriétaire a refusé de s'en occuper elle-même.
C'est juste à ce moment-là que mon école nous a proposé un autre logement, une petite maison (individuelle, mais oui, sans mur partagé!!) qui allait se libérer. C'est une faveur qu'on me fait, j'en suis consciente et reconnaissante. Nous ne pouvons y rester qu'un an, mais j'ai l'espoir que nous finirons par trouver la maison de nos rêves d'ici là...
Nous avons fait les cartons dans la précipitation, parce que nous devons vider notre appartement au maximum, sans pouvoir encore nous installer dans l'autre maison, toujours occupée. Nous avons entassé la plus grande partie de nos possessions terrestres dans la cave de cette autre maison, et nous finirons le déménagement à notre retour. Car, oui, nous partons pour la France en début de semaine prochaine, d'où l'urgence des cartons.
Avant-hier, les garçons ont bâti leurs "maisons" entre les cartons. Ils ont fini par s'y endormir, chacun chez soi...

8 comments:
ah vous rentrez en France ! je croyez que vous ne deviez pas.. à cause de la maison à acheter.. quelle maline cette Lola !
Merci pour ces éclaicissements, car je ne suivais plus du tout !
Bon courage pour la fin des emballages et pour le voyage en France en famille. Profitez-en bien ! et revenez-nous avec des idées bleues, roses, vertes, voire rouges ou blanches ... mais peut-être moins grises ...
Finalement tu as eu tout bon :
- tu as montré à ton homme que tu étais prête à entendre son besoin de devenir propriétaire et ta bonne volonté
- vous restez locataires un an de plus, donc libres
- mais vous n'êtes plus tributaires des horribles voisins
- et vous pouvez rentrer en France cet été
Alors là, bravo!
Ah, ben oui, nous ne devions pas partir, et puis, quand notre château en Espagne s'est effondré et que nous avons laissé tombé l'espoir d'acheter cette maison, nous avons réservé nos billets, en deux temps trois mouvements - et avec l'aide financière de mon papa...
Maintenant, je suis vraiment contente de partir, de revenir juste pour déménager les derniers meubles et de nous installer dans cette petite maison qui correspond, il faut le dire, à bien des égards à la maison que nous aimerions acheter (sauf qu'elle n'a que 2 chambres, et que les garçons devront, une fois de plus cohabiter). Mais il ne faut pas que je m'y attache, nous n'y sommes que pour un an!
Manue, c'est drôle comme les gens qui me lisent me voient ou m'imaginent plutôt tristounette ou mélancolique (voire carrément dépressive?), alors que ceux qui travaillent avec moi sont persuadés que je suis un vrai boute en train (avec de sévères accès de mauvaise humeur et des coups de gueule sporadiques). La vraie Lola, bien sûr, navigue entre les deux extrêmes.
Merci, Laurence, pour tes pensées positives! Tu es comme une bonne fée qui, d'un coup de baguette, transforme mes péripéties cahin-cahantes en succès et triomphes éclatants! Je te suis reconnaissantes de cette magie bienveillante.
[Sans aucun rapport, pourrais-tu me dire, Laurence, comment s'appelle ta soeur jumelle, si ce n'est pas trop indiscret?]
ah ben voilà, on a tout compris maintenant :-)
Je te plains sincèrement, je déteeeeste déménager. Je déteste fermer des portes. Je déteste mettre en caisse.
Et moi non plus, je ne veux pas jeter. C'est ma vie que je transporte de caisse en caisse, de case en case.
Courage Lola, après vacances z'en France ;-)
Coucou lola,
ta question m'intrigue...
Ma soeur jumelle s'appelle Hélène, et le plus drôle est que ma mère s'appelle Lorraine (Laur - ène), et que mes parents ne se sont rendu compte de cette coincidence (?) qu'après la naissance quand plusieurs personnes leur en ont fait la remarque.
By the way ma petite soeur est admissible... je suis très fière d'elle!
Bon retour en France (quand pars-tu?)
Laurence, je me demandais juste si par hasard ta soeur s'appelait comme la mienne (qui a 18 ans aujourd'hui!)
Admissible, wow! Mais c'est maintenant que le plus dur commence. Dis bien à ta petite soeur qu'il ne s'agit plus de savoir, mais d'être très forte quant au moral. Qu'elle ne se laisse démonter par rien ni personne! C'est une épreuve de force qui a plus à voir avec le caractère qu'avec le contenu du savoir (elle a déjà prouvé en étant admissible qu'elle a les connaissances et requises et posséde la "technique")
Sinon, nous partons lundi... Très bientôt!
Au fait, ma petite soeur s'appelle laetitia.
Elle a un moral d'acier et elle est hyper "coachée" par mes parents (je me souviens comme moi je l'ai peu été ; j'étais 3/4 interne à Versailles. Heureusement ma soeur jumelle était avec moi. Nous nous sommes mutuellement soutenues. Nous avons fait front ensemble. Je me souviens d'une nuit blanche qu'elle a passée dans mon lit, prise d'angoisse. Et moi je l'ai maternée avec tout mon amour de jumelle!)
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