Thursday, October 08, 2009

Les pompiers devant ma porte

...
Mercredi sous haute tension.
Départ en catastrophe, en super retard.
Journée de petits riens éprouvants.
Réunion du département (je ne m'habitue toujours pas à présider ces réunions - hebdomadaires, il faut que je m'y fasse).
Conflits à répétition entre moi et la technologie (mon ordinateur ne m'aime pas, le projecteur de ma salle a une dent contre moi).
Cyber-conférence avec une marchande qui essaie de me fourguer un software pour apprendre aux élèves à parler une langue étrangère (je me demande à quoi servent les profs?), pendant 45 minutes (quand apprendrai-je à dire "non"?).
Réunion après l'école (de tous les profs sur les cas problématiques).
Discussion avec la (super-gentille) directrice de la garderie après-école, qui me signale que Paolo a fait des siennes (premières bagarres de l'année).

Et puis, et puis ...

Ma rue est bloquée par la police. Au-delà de la voiture des flics, je vois les flashes rouges et bleus du camion de pompiers. J'obtiens le droit de passer (le coeur serré - ils ne seraient pas garés devant ma maison, là?), et je descends pour parler à la fliquette qui me barre le passage. Elle me demande où j'habite et me dit: "Ah, c'est la maison où ..."
Où quoi? Où QUOI? Je passe en revue à toute vitesse ce que j'ai pu laisser branché et qui aurait pu provoquer un incendie. Je suis la reine des têtes-en-l'air, et j'ai à mon actif un bon nombre de situations qui-auraient-pu-mal-tourner (je vous raconterai un autre jour).
Mais non, cette fois ce n'est pas de ma faute, et ce n'est pas très grave. La maison n'a rien. Les grands vents ont poussé les branches de l'arbre devant chez nous contre les fils électriques (non protégés, bien sûr), et l'arbre a pris feu. Pas grand chose, quelques branches carbonisées, les pompiers étaient en train de finir d'éteindre les dernières braises quand nous sommes arrivés. Le voisin est furieux, ce n'est pas la première fois que ça arrive. J'ai beau demander de tous côtés à qui il faut m'adresser, personne ne sait. La fliquette me dit que la mairie n'est même pas au courant quand ce genre d'incident se produit. Le type de la compagnie d'électricité soutient que le canton les empêche de couper les branches potentiellement dangereuses. Les pompiers (très très jeunes) me disent que le feu est éteint et qu'il n'y a plus rien à craindre. Je n'obtiendrai rien de plus de personne.
Après ça, l'homme arrive à 7h - j'étais attendue pour l'anniversaire d'Else à 6h. Je débarque chez elle quand tout le monde s'en va. Elle me sert du champagne quand même. C'est la fin d'un mercredi un peu trop stressé.

5 comments:

bricol-girl said...

Les mercredis se suivent et ne se ressemblent pas chez toi

myosotis said...

Ouh quel stress ! S'il y a bien quelque chose qui me stresse ce sont les pompiers, j'imagine toujours la pire catastrophe !

Amélie said...

Quelle journée, en effet! Mais comme tu le suggères, une journée qui se termine autour d'un verre ne peut pas être entièrement négative... Meilleure fin de semaine :-)

samantdi said...

C'est toi qui m'as inspiré le billet sur le mercredi, il faut croire que ce jour est un peu spécial !

Bon courage et j'espère que ton dimanche ne sera pas trop rempli de copies (le mien le sera mais ce n'est que justice après bien des amusements !)

Lola said...

Ah oui, vraiment, ça aurait pu être le titre de ce billet: les mercredis se suivent et ne se ressemblent pas!

Samantdi: et moi, j'ai pensé à toi, en écrivant ce billet! En fait, je pense souvent à toi en ce moment (il faut dire que je suis à nouveau en plein des Les Liaisons dangereuses...)