Une fois au cinéma (j'ai entraîné un petit groupe de copines pour voir L'Arnacoeur, pas un grand film, c'est sûr, mais nous avons passé un bon moment).
Une fois au restau (Else m'a invitée il y a quinze jours).
Une fois à l'école (pour voir la pièce de théâtre de l'automne, Almost Maine, dans laquelle jouaient plusieurs de mes élèves. C'était vraiment bien et comme d'habitude j'ai été très impressionnée par le niveau de professionnalisme de ces petits jeunes).
Bon, ce qui a fait explosé les statistiques, c'est le week-end dernier où je suis sortie vendredi ET samedi soirs. Oui, je sais, j'exagère.
Un concert vendredi soir (mon amie S. avait un billet pour un concert Gershwin - super -, Weill - assez indigeste, surtout avec les gens assis derrière nous qui râlaient très audiblement - et Brahms - très beau), avec petit restau dans la foulée (j'ai dû trouver un baby-sitter pour ce coup-là).
Et une pièce de théâtre samedi soir. Je voulais absolument emmener mon fils aîné voir cette pièce dont tout le monde disait le plus grand bien, alors, même si je n'étais pas sûre qu'il accroche, même si les places les moins chères l'étaient déjà beaucoup trop pour moi, même si jusqu'au dernier moment je me suis demandé ce que j'allais faire du cadet, je me suis obstinée. Finalement, le père est resté avec Paolo, et Dudie et moi avons eu notre soirée en tête à tête. Il a aimé la pièce - pourtant ce n'était pas évident, un homme seul sur scène racontant quelques scènes clé de l'Illiade -, mais l'acteur/conteur était fabuleux, le jeu de lumière impressionnant, la musique (une contrebasse au balcon) poignante et les parallèles avec des situations historiques ou présentes très pertinentes. J'étais vraiment heureuse de m'être entêtée et d'avoir réussi à l'emmener.
Après, je l'ai invité au restau (je sais, deux soirs de suite, c'est carrément indécent). Malheureusement, nous avons été placés à la table à côté des parents d'un de mes élèves; la maman, charmante mais intarissable, m'a tenu la jambe tout le repas. Dudie a vite plongé le nez dans son bouquin et moi qui espérais une conversation avec mon garçon, j'en ai été pour mes frais. Ah, la malediction des petites villes provinciales, où on ne peut sortir sans rencontrer quelqu'un qu'on connaît (et qui a envie de vous parler...)
Allez, je promets que je ne sortirai plus avant Noël. En même temps, il y a peu de chance que j'ai le temps de faire quoi que ce soit dans les semaines qui viennent.
Mon petit bonheur du moment, c'est de voir Dudie dévorer l'Odyssée (il a déjà fini l'Illiade). Chacun son truc, moi ça me met le coeur en joie de le voir passionné par Homère.

7 comments:
Oh ben oui, il y a de quoi d'avoir le coeur en joie...
Ca me met toujours en joie qu'un enfant (si possible un des miens) ait une passion en général. J'ai l'impression d'en voir tellement qui sont juste désoeuvrés tout le temps, parce qu'il n'ont pas de passion..
Sinon l'Arnacoeur a pour moi une saveur particulière car c'est le premier film que j'ai réussi à aller voir suite à la naissance de mon dernier, petite parenthèse entre 2 tétées.. Et puis Dirty Dancing quand même.. Forever.. !!
C'est chouette comme lecture ! Et puis, je trouve ça toujours passionnant, les photos ou les pentures de lecteurs... Douce journée !
PS : Peintures, c'est mieux que pentures !
C'est addictif les livres, faut faire gaffe, si on commence trop jeune ça ne passe jamais.
Quant à sortir, je pense que ce n'est jamais trop tant que ça fait du bien (pas quand c'est aussi alcoolisé qu'ici...)
Je regarde mes trois enfants et leurs passions entremêlées en me demandant celle ou celles qui resteront...c'est vers quel âge qu'elle se "fixerait" et dominerait?
Car ils ne peuvent pas toutes les cultiver! (et moi je ne suis plus!!)
J'aime bien le souhait de douce journée.
Bon, pour être tout à fait claire, c'était une anti-phrase "Je sors trop" (parce que justement je ne sors presque plus, et ça me manque, et ça n'empêche pas qu'on me reproche de faire la bringue sans arrêt...) (En gros, quatre "sorties" en 3 mois, ça me laisse assez insatisfaite)
Quant à la passion de la lecture ... Je crois qu'il est trop tard pour l'en détourner, il est mordu (comme sa mère). Je n'ai pas dû faire gaffe assez tôt, il est accro. C'est ma faute aussi: pas de télé et des bouquins partout dans la maison. Je plaide coupable.
Lady b, je crois que les enfants en grandissant multiplient les passions, et qu'arrivés à l'adolescence, ils se focalisent, sélectionnent, abandonnent, dédaignent ce qu'ils avaient adoré... Quelques valeurs sûres s'accrochent (la lecture, par exemple, ou un sport, surtout chez les garçons), mais tout le reste valse. J'entends souvent mes élèves dire: "Quand j'étais petit, je faisais ...(inserez au choix: de la danse, du violon, des échecs, etc.), mais plus maintenant." (avec une moue un peu méprisante pour cet être qu'ils ne sont plus). Et puis le temps consacré aux activités extra-scolaires diminue proportionnellement à l'augmentation des heures passées à faire les devoirs...
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