Saturday, June 04, 2011

Allergènes

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Else avait en charge pour quelques jours les chatons de son fils. Nous sommes allés les voir, imprudents que nous sommes ...

Immédiatement, nous nous sommes mis à roucouler et à vouloir les mêmes.


Et puis, au bout d'un quart d'heure, l'un d'entre nous ...


... (pas moi) ...


... s'est mis à se gratter, se frotter les yeux, le visage ...

... et il a fallu partir vite vite, avec un Paolo au visage gonflé, aux yeux presque fermés, la peau en feu et toussant comme un fumeur.
Je le savais allergique aux poils de lapin, mais pour la première fois il nous a démontré que les chats non plus ne lui réussissaient pas. Adieu donc notre projet d'adopter deux chatons. Il en était tout malheureux - et moi aussi qui attends depuis des années un chat dans ma vie.

Tuesday, May 31, 2011

Comme un mardi (34)

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Petits pois frais, chaleur lourde et humide, fatigue pesante, deux lessives et une chute de vélo. Des écorchures partout, un petit trou dans le bras et un vélo plié.

Avant de dormir, 10 minutes de lecture (toujours The Fellowship of the Ring, on avance doucement), tous les trois dans mon lit, le blessé au milieu, l'écosseur à droite et moi à gauche (comme le cœur, toujours à gauche).

C'était ma soirée du mardi. Bien heureuse qu'elle soit finie.

Tuesday, May 24, 2011

Comme un mardi (33)

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Matin brumeux, premières chaleurs étouffantes. L'air saturé d'eau est presque palpable. Le temps des fleurs est fini, le vert a pris le dessus, qui envahit tout, luxuriant, suffocant. Fin mai, vraiment?

Monday, May 23, 2011

Bientôt les éclaircies?

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Les pieds mouillés et la tête dans les nuages. Je ne compte plus les jours de pluie - ils se suivent sans interruption - mais je tiens le compte des quarts d'heure de soleil - samedi, tu sais, entre 10 heures et quart et 10 heures et demie.

Trois personnes différentes m'ont dit la semaine dernière que quelque chose avait changé, que j'avais l'air moins stressé, que je paraissais plus sereine, que mes couleurs étaient revenues. C'est incroyable comme ça fait du bien à attendre. Je me suis rendu compte que c'était certainement vrai, malgré le printemps de chien trempé et la maison à vendre et l'état de débordement permanent qui est mon quotidien. Pas moyen de comprendre pourquoi, quand, comment. Le Catalan, lui, avait une explication: "C'est parce que tu as pris la décision de partir en France cet été. Rien que l'idée, te voilà mieux." Et il a raison, comme pour beaucoup d'autres choses.

Bon, bien sûr, il a fallu que Paolo fasse des siennes, histoires de ne pas me laisser remonter la pente trop haut. Un coup de poing reçu, deux donnés (fort), l'autre gamin rentre à la maison avec des marques (que les parents prennent en photo pour les envoyer au directeur) (on est aux US, quand même), un coup de fil de la maîtresse et voilà mon weekend foutu en l'air, à craindre le renvoi pur et simple. Mon angoisse génère celle du délinquant, qui n'arrive plus à dormir; mes craintes me rendent hargneuse, et les siennes le transforment en pile électrique. Quand arrive lundi matin et la perspective d'un passage dans le bureau du directeur, nous sommes l'un et l'autre complètement survoltés. Avant même d'arriver à l'école, nous nous sommes débrouillés pour avoir trois gros clash. Je le dépose devant l'entrée de l'école, et il refuse de me faire un bisou. Le ventre noué, je pars enseigner. Sympa les premières heures quand la tête est de l'autre côté du bâtiment (heureusement, en ce moment on boucle l'année avec un lipdub dans ma classe de AP).
Le même weekend, le fils d'Else disjoncte lui aussi (mais c'est plus grave, parce qu'il a 31 ans). Elle est dans un tel état d'inquiétude et de désespérance que mes petits soucis me paraissent insignifiants, à côté. Être renvoyé d'une école, bon, ce n'est pas la mort, il y en a d'autres, écoles!

Finalement, Paolo s'en tire avec une suspension d'une demi-journée, passée dans la salle de réunion à côté du bureau du directeur. Il y a déjeuné, puis pendant les trois heures suivantes, il a bossé tout seul sur les devoirs fournis par la maîtresse. Il avait l'air plus soulagé qu'autre chose, quand je l'ai récupéré (et moi aussi) (ça ne nous a pas empêchés de nous prendre immédiatement le bec à propos des devoirs).

Maintenant, je voudrais reprendre ma pente ascendante (et mes couleurs). J'aimerais bien me débarrasser de la menace "S'il recommence avant la fin de l'année...", mais avec Paolo, il est impossible de savoir. L'imprévisibilité faite enfant.
En tout cas, j'ai appris que c'était possible, de commencer à reprendre du poil de la bête.

Tuesday, May 17, 2011

Comme un mardi (32)

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Paolo a mis de la chantilly sur ses fraises, ce matin.

- Ça fait pas un peu trop, là?
- Mais non, c'est juste parfait! Comme la vie!

Ou comment le petit déjeuner est parfois l'occasion de renverser la vapeur (et d'arrêter de voir la vie en gris, malgré la pluie).

Sunday, May 15, 2011

Teenager

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Banana cake du petit dej, avec un premier cadeau pour respecter la tradition.

(un bouquin qu'il attendait depuis longtemps).

Gâteau chiffon au citron, avec poissons en chocolat (c'est Else la pâtissière pour le coup) le soir, juste avant le reste des cadeaux (et surtout la 3DS qui le fait rêver et quelques jeux qui vont avec).

Un teenager, un authentique, avec ses cheveux fous qu'il refuse de couper, ses coups de colère et ses coups de gueule, sa rébellion contre les fiches de lecture et les devoirs le weekend, mais aussi sa gentillesse impromptue, sa fragilité, son besoin de câlins encore et toujours.

Friday, May 13, 2011

Tuesday, May 10, 2011

Comme un mardi (31)

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On my pillow (d'après une idée attrapée au vol ici).
Mes yeux creusés, ma peau marquée par mon âge et ma fatigue chronique, tous ces grains de beauté (j'en ai vraiment autant?), le rouge sombre de mon oreiller, le désordre de mes cheveux. C'est moi, ce soir.

Il est plus de onze heures et je m'étais promis que je dormirais tôt.

Monday, May 09, 2011

Camping

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Vendredi soir, j'ai campé. Oui, moi, dont le père de mes enfants a toujours dit que je serais incapable de m'accommoder de l'inconfort de la tente et de l'absence de douche (il n'a pas tort, d'ailleurs, c'est juste très vexant de se l'entendre dire, et plus d'une fois).
J'ai campé, donc, avec mon Paolo qui me tannait depuis deux semaines. Une "camping out adventure", organisée par son prof de sciences, pour réunir parents et enfants un soir dans la "nature" (c'est à dire sur la grande pelouse de l'école, à la lisière du bois). Pas de frères et sœurs, juste des élèves de 4th grade et un ou deux parents. J'avais dit non et non, j'étais trop fatiguée, submergée de travail, stressée, désemparée. Et Paolo déterminé. Son père a rejeté l'offre sans appel. Je me suis décidée deux jours avant, en traînant les pieds.
Je m'attendais à une poignée de tente, il y en avait une vingtaine... Et autant de parents avec qui il fallait faire la conversation (pour moi, l'aspect le plus désagréable de la soirée). Heureusement, une de mes collègues, maman elle aussi d'une petite 4th grader, était de l'aventure, et nous sommes restées collées l'une à l'autre autant que possible (oh les sauvages...)
Premier problème: je n'avais aucune idée de la manière de monter cette tente (l'homme l'avait sortie du garage sans explication ni instruction). Fort heureusement, la fille du prof de sciences, qui a l'âge du Dudie, est venue à mon secours et en deux temps trois mouvements, pof, ma tente était installée. Tu vois, maman, c'était facile. C'était la plus petite de tout le lot, bien sûr.

Après l'installation (certaines tentes géantes, avec plusieurs pièces, ont pris plus de temps que d'autres...), le BBQ (hot-dogs et hamburgers, j'ai donc mangé de la salade), le film (dans l'école, quand même, nous ne sommes pas encore équipés pour le cinéma en plein air) (je me suis habilement éclipsée pour aller corriger des copies dans mon bureau, je n'ai vraiment pas l'esprit de groupe!), c'était l'heure des s'mores (pas ma tasse de thé non plus - il semble qu'aucune des traditions du camping ne me convienne) (difficile, moi?).

Après ça, les parents sont restés près du feu, tandis que les gamins et les lampes de poche sont allés se balader dans les bois et sur l'aire de jeu des collégiens (qui leur est interdite en temps normal). Quand les cris ont commencé à passer au suraigu et que le froid nous est tombé dessus, nous avons rameuté le troupeau et commencé à faire la queue devant les toilettes avec nos brosses à dents.

Et puis c'était le meilleur moment, celui du tête à tête sous la tente (dans notre cas, c'était tête contre tête, la tente était si petite...). L'heure du livre lu à la lumière de la lampe tempête. L'heure juste pour nous deux, avant de sombrer dans le sommeil.

Court, le sommeil, parce qu'à quatre heures un gamin dans une tente voisine a été pris de quintes de toux persistante (mais c'est pas possible, il n'y a pas un parent avec lui pour le faire boire, le calmer, lui donner du sirop, que sais-je, le faire taire?) Je me suis rendu compte que j'étais transie, le sac de couchage, le jogging et les deux polaires ne pouvaient rien y faire. A six heures, la nuit était bel et bien finie, et Paolo l'un des premiers dehors.

La rosée avait trempé les parois de la tente (extérieures ET intérieures), j'étais tellement gelée qu'il me tardait de sortir de là pour bouger et me réchauffer.

Les autres campeurs n'ont pas tardé à se lever. Un petit déjeuner bagels-jus d'orange s'est installé - et pour continuer à être mauvaise joueuse, je suis partie me faire un thé brûlant à l'école. Aaaahhh, le bonheur de la chaleur à peine franchies les portes ... Je me serai bien rendormie sur la moquette de mon bureau, les mains serrant amoureusement ma tasse fumante.

La toute petite, à gauche, à l'écart, c'est la mienne...

Voilà, il était sept heures du mat' et l'aventure était terminée. Paolo n'a pas bronché quand j'ai tout replié, et ai déclaré qu'il était l'heure de rentrer. Il était aussi fatigué et gelé que moi, malgré le soleil qui commençait à percer. Mais il était heureux, vraiment, de sa nuit sous la tente, de son expérience de la vie au grand air (presque).

La suite... Une journée lourde de fatigue, un enterrement (le mari d'Else), une première communion. Quatre tiques retrouvées sur le coureur des bois (et pas une sur moi... Je ne les vois pas ou elles m'évitent?) Un petit garçon qui passe l'après-midi (ensoleillée) à lire sur le canapé et la soirée à faire de la balançoire sous la pluie. Revient couvert de boue et me demande au débotté: On retournera camper?

Tuesday, May 03, 2011

Comme un mardi (30)

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C'est un enfant qui ne comprend pas, vraiment pas, pourquoi il ne peut pas aller où il veut quand il veut.

Pourquoi il y a tant de règles, de limites, de restrictions. Il s'est fait punir aujourd'hui, pour être parti sans rien dire à personne, pendant une heure. Il a dû passer l'heure suivante assis sans rien faire, à regarder les autres jouer. Je comprends la frustration de ceux qui l'ont à charge pendant la journée - et pourtant je me mords les lèvres pour ne pas dire ce que je pense. Une heure, assis, à regarder les autres jouer, c'est beaucoup trop. Je n'ai rien dit, je me promets d'essayer de le laisser moins à la garderie, mais chaque jour de cette semaine j'ai une obligation, jusqu'à 5 heures ou 5 heures et demie (et il finit l'école à 3 heures, le malheureux, ça lui laisse du temps pour vadrouiller sans permission).

Il voudrait être libre comme l'air et tout le monde s'efforce de lui plomber les ailes (moi la première).

Monday, May 02, 2011

Le dernier jour d'avril

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Avril a été long, pluvieux et froid. L'année dernière, le jour des poissons avait été celui des classes en plein air, au soleil, des glaces après l'école. Cette année, il a neigé à gros flocons, le premier avril. Les tempêtes qui ont ravagé le sud n'ont été chez nous que des trombes d'eau. De l'eau qui s'infiltre partout, s'invite dans la cave juste au moment où on essaie de vendre la maison.
Nous avons eu du mal à laisser tomber les manteaux - il y a quelques jours encore, il faisait 3° au démarrage de la journée.
Mais finalement, finalement, avril a tourné la page.

Le dernier jour d'avril, j'étais d'astreinte à l'école toute la matinée. Nouveaux élèves, nouveaux parents, nouvelles questions, tests et évaluations: ou comment transformer un samedi matin en un autre jour de la semaine.

Le dernier jour d'avril, c'était aussi la Fête de la Communauté à Smalltown. Que les garçons ne rateraient pour rien au monde, même s'il faut faire la queue 20 minutes pour une glace, 25 minutes pour une barquette de frites (c'est pour ça que Paolo en a acheté deux d'un coup, pour ne pas avoir à recommencer la queue, m'a-t-il dit...), même si les stands sont tenus par les commerçants, les églises, les clubs de sport, les associations diverses et variées de Smalltown, qui essaient tous de vous convaincre d'acheter, de vous inscrire, vous affilier, de devenir membre.

Consommez, consommez! Des hot dogs, de l'art, des boucles d'oreilles, de la foi, des chaises en bois précieux, de la barbe à papa, de la bonne conscience...

(Moi, c'est un sorbet chocolat noir-noix de coco...)

Une heure et demie, pas plus. D'ailleurs, ils ne le disent pas vraiment, mais les garçons aussi en ont assez. Trop de monde, un peu trop de déjà-vu. 2 collègues, 5 élèves, 1 parent, c'est bon, j'ai mon quota. Mon intolérance de la proximité forcée qu'imposent les petites villes ressurgit vite.
(Je m'aperçois que j'avais déjà parlé de cette fête, ici, et ici, deux photos de l'année dernière.)

Le dernier jour d'avril, l'un d'entre nous a réalisé son rêve. Malgré l'arrière-goût amer, il faut reconnaître que c'est un beau rêve (rouge).

Avril est terminé, qu'est-ce qui nous attend en mai?

Tuesday, April 26, 2011

Comme un mardi (29)

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C'est le printemps, on dirait. Enfin?
.

Sunday, April 24, 2011

Ce qui continue


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On s'habitue difficilement à vivre dans le précaire, l'incertain, le temporaire. Ce qui aide, c'est tout ce qui continue - malgré tout, malgré tout. Il faut se forcer pour ne pas laisser tomber les traditions, les habitudes. Mais les garçons me poussent, se raccrochent au connu, au familier, au cyclique, alors, ah, moi aussi, forcément.

Le jardin tout mouillé, les paniers enterrés dans les cartons empilés à la cave, la fatigue, le manque d'envie: rien ne m'a empêchée de cacher les œufs, ce matin. A l'intérieur, avec un seul panier et des règles modifiées: on ne les touche pas, on les compte. Combien d’œufs, de lapins, de coqs, de peeps, d'abeilles? Pas le droit de les mettre dans le panier tant qu'on n'est pas arrivés au bon compte. Ca les a occupés pendant un bon moment.

Joyeuses Pâques!

Wednesday, April 20, 2011

Pas de mardi cette semaine

J'ai oublié. Complètement. C'est bien la première fois: l'idée de prendre une photo ne m'a même pas effleurée. Journée trop pleine, et pourtant il n'en reste plus rien aujourd'hui. Courir d'une obligation à l'autre, sans reprendre mon souffle (erreur!)
Épuisée: quand il a fallu trouver de l'énergie tout au fond, où il en restait déjà si peu, et que je me retrouve complètement à sec.

Sunday, April 17, 2011

Tout le reste peut bien sombrer

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Je suis contente qu'elle soit finie, cette semaine. La maladie, la mort, les déchirements, la folie, la tristesse m'ont entourée cette semaine. Tellement de choses qui prennent fin dans la douleur.

Lundi
Une double mastectomie - Mais ... je ne savais pas qu'elle était malade, elle n'a rien dit -

Samedi
Un congé longue maladie - Je ne sais pas quand je reviendrai -

Lundi encore
Ce contrat, finalement, non, pas signé - son école lui a donné une augmentation substantielle, alors forcément il y est resté ... -

Vendredi
Un suicide - le collègue d'une amie -

Mercredi
La mort du mari d'Else, sans surprise, il était en bout de course, rentré chez lui pour se préparer à partir. Même si l'évolution de sa maladie était inéluctable, même s'ils étaient séparés depuis 5 ans et qu'il vivait avec une autre femme, c'est un moment très dur. Et ses enfants qui disjonctent chacun à leur manière et se déchirent... La douleur, la douleur.

Samedi encore
Ce panneau, planté dans mon jardin, devant ma maison. For sale. Je ne peux pas le regarder. C'est moi qui l'ai voulu, pourtant.

Dimanche
Les pluies torrentielles d'hier - des heures et des heures d'orage, sans discontinuer, sans lâcher prise - ont provoqué des fuites dans la cave. Je n'y avais jamais vu autant d'eau. Dans cette région où les caves sont régulièrement inondées, la nôtre était relativement épargnée. Jusqu'à aujourd'hui, le jour de l'Open House, le jour où notre maison est enfin mise sur le marché et montrée aux acheteurs.
De 5 heures de matin à 9 heures, j'ai épongé, essoré, fait tourner des machines de serviettes et de serpillères. Et j'ai enchaîné sur le ménage. Quand nous avons quitté la maison, juste avant 1h et l'ouverture de l'Open House, tout brillait, tout était parfait. Et moi chiffon. Résultats des courses: deux couples seulement sont venus la visiter. Tout ça pour ça. Et ce n'est que le début.

Rappelle-toi, c'est toi qui l'as voulu.

Je suis contente qu'elle soit finie, cette semaine. Et me demande ce qui m'attend, demain.

Tuesday, April 12, 2011

Comme un mardi (28)

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Cette maison n'est déjà plus la mienne.
Peut-être aurais-je moins mal au coeur de la quitter.
Pourtant, elle n'a jamais été aussi rangée, ré-arrangée, rutilante, récurée, éclairée, décorée... Mais pas pour nous, non, pas pour nous.

Sunday, April 10, 2011

Comfort food

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Les mauvais jours, les tristes jours, les jours de pluie, de solitude ou de cafard, les jours sens dessus-dessous, mon repas à moi c'est de la floraline au lait avec un œuf. Et une pincée de sel. C'est tout.
Et généralement, ça suffit pour me redonner un peu d'énergie, de courage, de chaleur. Ou alors je pars faire la sieste, ce qui est aussi une bonne alternative.

Tuesday, April 05, 2011

Comme un mardi (27)

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Parfois on apprécie les petits soucis, les problèmes simples.

Les tennis de Dudie ont disparu de son casier de gym, il faut donc lui en acheter d'autres (après avoir remué l'école dans tous les sens pour les retrouver - je ne suis pas vraiment ravie de débourser pour une seconde paire de godasses en une seule saison, surtout qu'elles servent uniquement aux cours de sport). Mais le coach (à qui j'ai exprimé par e-mail mon mécontentement), après m'avoir assurée qu'il n'y pouvait rien (pas sa faute à lui si mon gamin s'est fait chourer ses tennis) (dans une école où les élèves laissent traîner leurs téléphones/appareils photos/ ordinateurs n'importe où sans que personne n'y touche), m'a fait une description tellement précise des chaussures qu'il fallait pour jouer au tennis qu'après avoir fait trois magasins, spécialisés soit dans le sport, soit dans les chaussures, nous étions toujours bredouilles. Parce que les tennis shoes n'ont rien à voir avec les running shoes, ou même les fitness shoes (je suis contente de le savoir).

Et donc voilà, l'après-école s'est déroulée de galeries commerciales en galeries commerciales, pour mon plus grand plaisir (ces endroits me donnent la nausée), avec deux gamins passablement fatigués et constamment en train de se chercher les puces. Arrivés à la maison (19h bien tassées), j'ai nourri les fauves (mesure nécessaire à qui souhaite bénéficier de quelques minutes de calme) et trouvé sur mon ordinateur, en trois minutes, les tennis shoes parfaitement comme il faut (le prix aussi comme il faut: $40. Je vais faire un peu durer mes chaussures à moi, parce qu'on ne peut pas tous renouveler la garde-robe de nos pieds en même temps...)

Et j'ai un peu le coeur qui pince, parce que je me dis que mon gamin a joué au tennis plusieurs jours de suite avec ses grosses godasses d'hiver (genre chaussures de randonnée) sans que personne ne lui ait rien dit. Preuve qu'une fois de plus, on ne prête guère attention à lui. Le petit maigrichon à lunettes qui court comme un pingouin ne sera jamais une star des courts de tennis - ou des terrains de foot, ou des salles d'escrime. Et pourtant il prend plaisir à pratiquer ces trois sports, messieurs les coachs. Il suffirait de l'encourager un tout petit peu, de lui donner un peu plus l'occasion de jouer, au lieu de le mettre constamment sur le banc. Ce n'est que le collège, et déjà la compétition fait rage, les coaches veulent aligner leurs meilleurs éléments, briller à travers eux. "Nous ferons notre possible pour que tous les enfants disputent un match, mais nous ne pouvons rien promettre". Les plus doués (et ceux qui prennent des leçons privées depuis des années) en disputeront plusieurs. Et les petits maigrichons qui courent comme des pingouins restent assis sur le banc.

Ah. j'avais pourtant dit que je me contentais de petits soucis, de problèmes simples, aujourd'hui. Du genre: où trouver des chaussures de tennis, taille 6, un mardi après-midi?
(La réponse, à cette question et à beaucoup d'autres est bien entendu: sur l'internet)