Monday, November 23, 2009
Sunday, November 22, 2009
Fall
Et puis, dans le tourbillon des trois jours épuisants des Parent-Teacher conferences, alors que j'en étais à mon énième trajet de la journée entre la maison et l'école, j'ai levé le nez, et j'ai vu que mon chemin s'était illuminé d'or et de feu.
Ces jours-ci, il fait doux par intermittence, le soleil filtre à travers les doigts crochus des arbres nus et nous ratissons les feuilles mortes et mouillées.
Saturday, November 21, 2009
Dommages collatéraux
Friday, November 20, 2009
Revenez, mon cher Vicomte, revenez!
Monday, November 16, 2009
Sunday, November 15, 2009
En quelques mots
[Cliquez pour voir en plus grand]Akinou s'est servi de Wordle pour se livrer à une analyse comparative du contenu véritable de deux blogs (très instructif!), et moi je m'amuse à regarder dans ce miroir le nuage de mes pensées bloguesques, ces derniers temps... C'est un peu poétique, et très très nombriliste!
[En y regardant de plus près, je me rends compte que le temps - qui passe -, et les repères temporels m'occupent beaucoup!]
Saturday, November 14, 2009
Avoid the week-ends
Dimanche soir, explosions en tout genre, j'aime beaucoup les engueulades à deux heures du matin, merci bien. La semaine s'annonce formidable.
Et la semaine a tenu ses promesses bien sûr. Réunions à gogo, une autre soirée Portes Ouvertes (jusqu'à 21h30, un mercredi soir. Parfait pour pomper le peu d'énergie qui me restait). Se traîner jusqu'à vendredi. Mettre un jean, et se dire que c'est vendredi, la journée que j'aime tant.
Oui mais voilà. Cette fois, je n'ai pas eu à attendre pour que le week-end m'explose à la gueule: dès vendredi soir, feu d'artifice. Ah ah, voilà qu'en plus des semaines éreintantes, j'affiche maintenant des week-ends toxiques. Qu'est-ce que j'aime ma vie, en ce moment.
Thursday, November 12, 2009
A pois
Monday, November 09, 2009
Comme un lundi (8)
Saturday, November 07, 2009
Vendredi après-midi et soir
Vendredi, c'est mon heure de balade solitaire dans Smalltown. Passages obligés (la bibliothèque, la banque, la boulangerie, parfois la poste - aujourd'hui, je suis arrivée trop tard), je ne vais "en ville" qu'une fois par semaine. Vendredi, je regarde les vitrines, les gens. Je m'arrête parfois au café. Je finis toujours par courir pour récupérer mes loulous tout mouillés et jamais habillés, même quand j'arrive en retard. Aujourd'hui, il y avait la queue devant la cabine qu'ils occupaient et je les entendais se disputer à l'intérieur. Un jeu qui a mal tourné et l'aîné a flanqué un coup de poing au petit. Qu'est-ce qu'ils ont, ces deux-là, avec leur manie de laisser partir leurs poings avant même d'avoir le temps de se demander ce qu'ils font?
Vendredi, c'est le jour où je m'habille comme j'aime.
Vendredi, c'est ma soirée. Du vin, du chocolat et un film. Les nageurs, douchés et sustentés, jouent dans leurs chambres. J'ai allumé le feu. Vendredi, il est facile de croire que j'ai tout le week-end devant moi.
Wednesday, November 04, 2009
Ce n'est pas moi qui le dis!
(Mais c'est quand même moi qui ai montré la vidéo...)
[C'est dommage, je ne la retrouve pas en entier, mais on peut voir l'essentiel là.]
Monday, November 02, 2009
Sunday, November 01, 2009
Halloween
Halloween est terminé pour cette année, et je n'en suis pas mécontente. J'ai rangé mes décorations, mes petits emporte-pièces, les sacs de bonbons. J'attends que les écureuils viennent grignoter nos Jack O'Lantern...
Tuesday, October 27, 2009
Rebelote
Bien sûr, les deux gamins l'avaient cherché. Titillé, agacé, provoqué. They teased him enough to make him react. L'un lui bloquait le passage et a fini par le faire tomber en marchant sur son lacet. L'autre l'a rendu dingue en faisant semblant de lui tendre sa carte de cantine et en la retirant à chaque fois qu'il avançait la main pour la prendre. Pas grand chose. Mais Paolo a un niveau de tolérance très bas en ce qui concerne les taquineries. Il ne les comprend pas. Il les prend comme une attaque ou une insulte personnelle, ça le rend fou de rage et ... il ne se contrôle plus. Je crois que les agaceries (incessantes) de son frère y sont pour quelque chose. Et son hyper-sensibilité.
Malheureusement pour lui, cette école a une tolérance zéro en ce qui concerne les coups. Il est interdit de frapper, même un peu, même pas fort. D'où le tralala des convocations dans le bureau du directeur. Et encore, lundi matin à 7h30, réunion, relecture du contrat en commun, lourdes conséquences clairement énoncées dans le cas où...
Malheureusement, le cas où, c'était aujourd'hui. Un point de désaccord qui tourne à la dispute, et Paolo a flanqué un coup de pied. Pris en flagrant délit par la maîtresse, il est envoyé dans le bureau du directeur. Suspendu pour une journée. Je l'y ai retrouvé, malheureux, désolé plus de ma désapprobation que de ce qu'il a fait. Il finira sa suspension dans le bureau du directeur demain. Je ne sais plus qu'en penser.
Chaque fois qu'on m'apprend un nouvel incident, je me sens mal, physiquement, comme si j'avais moi même commis un crime. C'est terrible. Nausée, vertige. Je ne sais plus, ne sais vraiment plus comment lui apprendre à se contrôler. Il explique: c'est plus fort que lui. Il sait qu'il ne doit pas frapper, qu'il doit aller voir la maîtresse, s'éloigner de ceux qui le provoquent. Il le sait, mais il ne peut pas. Il oublie. C'est plus fort que lui. C'est aussi, et c'est ce qui me rend si malheureuse, plus fort que moi. Je ne peux le protéger de ça, qui lui fait perdre toute maîtrise de lui-même, cette colère raz-de-marée qui emporte tout sur son passage, promesses, bonnes résolutions, contrat...
Mon Paolo qui, une heure avant d'être consigné dans le bureau du directeur, banni de sa classe, m'avait sauté dans les bras en me croisant par hasard à la cafétéria. M'avait serrée fort et embrassée avec toute la puissance de sa tendresse impétueuse.
Mon Paolo qui ne supporte pas mon silence morose (je ne me suis pas mise en colère, à quoi bon?) et me dit, alors que je plaisante un instant avec un de mes collègues, "Je suis content que tu ne sois plus triste".
Mon Paolo qui s'obstine à me parler français devant le directeur.
Mon Paolo qui répète: "Je sais, je sais!"
Mon Paolo qui m'a répondu "Oui", quand je lui ai dit ce matin "Passe une bonne journée!", et qui a beaucoup beaucoup pleuré en définitive.
Monday, October 26, 2009
Saturday, October 24, 2009
Les arbres (Pour Christie)
Nous regardions nos arbres, c'était du haut
De la terrasse qui nous fut chère, le soleil
Se tenait près de nous cette fois encore
Mais en retrait, hôte silencieux
Au seuil de la maison en ruines, que nous laissions
À son pouvoir, immense, illuminée.
Vois, te disais-je, il fait glisser contre la pierre
Inégale, incompréhensible, de notre appui
L'ombre de nos épaules confondues,
Celle des amandiers qui sont près de nous
Et celle même du haut des murs qui se mêle aux autres,
Trouée, barque brûlée, proue qui dérive,
Comme un surcroît de rêve ou de fumée.
Mais ces chênes là-bas sont immobiles,
Même leur ombre ne bouge pas, dans la lumière,
Ce sont les rives du temps qui coule ici où nous sommes,
Et leur sol est inabordable, tant est rapide
Le courant de l'espoir gros de la mort.
Nous regardâmes les arbres toute une heure.
Le soleil attendait, parmi les pierres,
Puis il eut compassion, il étendit
Vers eux, en contrebas dans le ravin,
Nos ombres qui parurent les atteindre
Comme, avançant le bras, on peut toucher
Parfois, dans la distance entre deux êtres,
Un instant du rêve de l'autre, qui va sans fin.
Yves Bonnefoy, Ce qui fut sans lumière
Monday, October 19, 2009
Sunday, October 18, 2009
Saturday, mid-october
7h45: Je suis en retard. Quand on s'engage à surveiller un exam un samedi matin, on arrive à l'heure! Je vois leurs têtes affolées: ils ont cru que j'avais oublié... Cinq minutes de retard, panique générale. Finalement, je commence à l'heure, et c'est parti pour 3h et demie de déambulation entre les rangs ("Stop. Put your pencil down. Put your calculator under the table. Turn your answer sheet to section 3. Open your book test to section 3. You may only work on section 3. You may begin. You have 25 minutes" On and on). Tout ça pour $75...
12h: Sieste. La soirée sera longue, je reprends des forces (sur le canapé, devant un bon feu dans la cheminée...)
14h: Encore ensuquée, mais il faut partir. Mon sac est prêt, avec mes habits de soirée.
14h30: Chez Else. Par bonheur, il reste un peu de soupe potiron-carottes, je n'avais pas eu le temps de manger. Départ imminent pour une après-midi de filles...
15h: Smalltown. Un peu de shopping dans les rues bruineuses, un arrêt à Small World (bondé), et juste le plaisir d'être là, et pas ailleurs, un samedi après-midi d'octobre.
20h: Retour chez Else. Une petite heure de pause, pour boire un premier verre, échanger des considérations sur les jupes à imprimé léopard et les ex-boyfriends qui veulent rester friends et se changer pour le dîner.
21h15: C'est un très beau restau. Nous sommes attendues, le champagne (commandé de loin par le Prince Charmant) arrive à notre table tout de suite. Et c'est aussi un très bon restau. Nous sommes traitées comme des princesses. Je crois que je finis par dire un peu n'importe quoi. Mais ce n'est pas grave non plus...
Au dessert, au diable la prudence, je mange une tartelette aux pignons. Les trois autres, alarmées par mon récit, me regardent faire sans toucher aux-dits pignons... Certainement, le vin doit agir en contre-poison?
A la maison, l'Homme regarde encore Pride and Prejudice. Mais c'est déjà dimanche...
Wednesday, October 14, 2009
Dysgueusie
Puis les tortilla chips épicées dont je raffole: un mauvais paquet, sans doute.
Et puis, tout d'un coup, je gamberge: tous les aliments ont mauvais goût, je dois être malade. Surproduction de bile, estomac en dérangement, que sais-je... Le pain a une horrible saveur amère, le vin badigeonne mon palais d'un goût metallique, le fromage me répugne. Il m'a fallu deux jours à me désespérer - ce que j'aime le plus, je ne peux plus le supporter, mais que vais-je devenir? - avant de googliser: "goût amer dans la bouche". Et là, bingo! Les 5 ou 6 premières entrées m'ont donné la réponse: pignons de pins. Oui, trois jours auparavant, j'avais fait une sauce pistou pour les pâtes avec le basilic du jardin, de l'huile d'olive italienne, du pecorino romano, de l'ail du NJ, et ... des pignons de pin. Pas beaucoup, mais suffisamment pour m'affliger cette dysgueusie. Petits et ronds, les pignons, probablement importés de Chine (bizarrement, ce n'était pas écrit sur le paquet...). Responsables d'une détestable semaine où la faim et le dégoût se sont enchaînés.
Après investigation, il s'est avéré que deux autres personnes ont souffert de maux de ventre et de nausées à la suite de ce repas. Mais pas l'Homme de la maison, qui m'a pour l'occasion révélé qu'il était déficient au niveau de la sensation du goût: apparemment, il n'est pas capable de ressentir l'amer. Ah? (Quand il était au collège, une expérience en classe de science a révélé cet handicap.) Moi, je dois être hyper sensible à l'amer - et c'est sans doute pour cela que je ne supporte pas le café ni la bière.
Une semaine pour que s'effacent les symptômes de la dysgueusie (petit nom charmant, n'est-ce pas?). Je ne crois pas que je retenterai les pignons de si tôt. Depuis, un léger dégoût s'est installé à la surface de mes jours - je compense à grand renfort de chocolat, comme si le sucré qui masque un temps l'amer pouvait l'éliminer. Si peu, en fait.
