J'ai toujours eu du mal à sortir Paolo de son lit. Tout petit, c'était la promesse du biberon qui seule parvenait à l'extraire du sommeil. J'ai prolongé le biberon aussi longtemps que possible, mais quand il s'est arrêté, les crises ont commencé. A chaque âge, j'invente de nouvelles stratégies [J'avais écrit startégies. New ways to start a better day, for sure...]. Et bien sûr, il y a les jours où tout glisse, les jours où tout accroche. Les jours où je suis en retard et où il hurle si je soulève les couvertures. Les jours où je crie plus fort que lui. Les jours où je pose tout pour le caliner et lui permettre de repartir du bon pied. Les jours où je lui en veux, terriblement, de me soumettre à ce stress quotidien, cette lutte: il faut se préparer, être prêts, il faut partir - pas seulement eux, moi aussi, moi en même temps. Et sitôt que je les ai lâchés, il faut que je retrouve les autres, tous les autres, j'entre en scène et je dois être prête. Ah, en écrivant, je découvre le leitmotiv de ma vie en ce moment. Et la source de mes inquiétudes, mes colères: être prête. Ou plutôt, ne pas l'être, encore et encore. Et me rattraper comme je peux, du bout des doigts.
Debut de l'automne, de l'année scolaire, de notre vie dans cette nouvelle maison: mise en place des routines.
La toute dernière en date, celle qui m'aide à lever mon dormeur avec beaucoup plus d'efficacité que mes roucoulades ou que les injonctions de son frère, c'est la permission d'écouter de la musique sur mon ordinateur. Ecouter et surtout regarder. Il en oublierait de manger.
Demain, mon musicien commence le violoncelle. J'ai souhaité bonne patience au prof de musique. Il m'a répondu: Oh, mais je suis patient...

1 comment:
Et si vous vous faisiez le cadeau du temps ? Du temps que ça prend pour reprendre votre peau de professionnelle et de maman d'élève ? de femme qui se crée de nouvelles habitudes...
Je vous embrasse
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