Tuesday, September 02, 2008

Le dernier jour des vacances (2)

Je me suis réveillée parce que le soleil s'était couché sur moi. Je ne pouvais pas ouvrir les yeux. J'ai dû attendre qu'il se déplace un peu, qu'il bouge sur le lit. Le matin est bien entamé, mais de toutes les chambres vient la même respiration heureuse. Premier jour de septembre, c'est encore l'été. Presque plus les vacances, autant en profiter.
L'air est transparent, chargé de lumière dorée. L'humidité cotonneuse d'hier s'est évaporée. Tout brille.
Je passe le reste de la matinée en chemise de nuit. Après le petit déj, inspection des fournitures, collage d'étiquettes et vérification que tout est en ordre dans les cartables (pas ouverts depuis juin... Je vide discrètement dans la poubelle les vestiges de l'année scolaire passée).
Et puis... Un peu de ménage. Un peu de traînaillage. Un peu d'enfantillage. Un peu de rêverie sans âge (je pense aux chatons que je vais - peut-être - adopter).
Déjeuner à trois heures de l'après-midi. Je promets paresseusement à Jim que je vais me mettre à peindre le plafond de la cuisine, mais c'est mal parti: je m'installe au soleil avec mon dessert et un bouquin. Il revient à la charge, me dit qu'il a préparé des seaux, des gants et une éponge pour que je récure le plafond avant de le peindre. "Bientôt". Je me déplace vers le hamac. Des bestioles sautent dans mon verre. Jim et les garçons se lancent dans l'opération virile intitulée: Nous-tondons-l'herbe-entre-hommes. Je ne suis que trop heureuse de les laisser faire. Je déplace juste un peu le hamac. Je finis par me lever quand l'ombre gagne et me dis qu'il serait temps d'arroser les plantes. Le basilic me fait signe qu'il a soif. Je téléphone à Else en désherbant un peu. Les garçons s'entraînent au baseball. Il ont plus d'enthousiasme que de talent.
Et puis, pas moyen de reculer, je mets ma tenue de combat et j'attaque le lessivage du plafond. J'attrape un torticolis en quelques minutes, mais je ne lâche pas l'affaire. Jim se réveille de sa sieste sur le canapé et déclare qu'il n'a pas réussi à dormir (ça fait une heure qu'il roupille), mais il est quand même content de mon travail. Du coup, il me prépare un petit pot de peinture pour "cut in" (faire les bordures?). C'est beaucoup plus difficile que je ne croyais. Il insiste pour me faire une démonstration et m'observe pour vérifier que je suis bien sa technique. Il est sept heures du soir, j'ai faim, je deviens hargneuse. Je m'arrête pour préparer le dîner, et il finit le pan de mur que j'ai abandonné.
Les garçons ont du mal à se laisser convaincre qu'il faut dormir. Moi, dès que je touche le lit, je m'enroule de bonheur. Le soleil de ce matin a creusé un petit nid. Je m'y endors très vite.


[Je ne sais qui a pris la première photo - ça m'apprendra à laisser traîner mon appareil photo. En tout cas, les grands pieds dans le hamac rouge, ce sont les miens!]

3 comments:

Anonymous said...

Et c'est le jardin de la nouvelle maison ?? Si oui, je n'aurais pas trop de mal à l'adopter :-)
Bonne rentrée, Lola

Lola said...

Ah, oui, c'est le nouveau jardin... Pas aussi magique que le précédent, et beaucoup plus en vue des voisins, mais on l'aime quand même beaucoup!

Bonne rentrée aux tiens aussi, Myosotis! Qui reprend le chemin de l'école, chez toi? Ton grand garçon, certainement, mais les filles?

Anonymous said...

Les filles aussi mais plus tard (mi-septembre). L'une poursuit la psycho et l'autre change à nouveau de voie et va commencer graphisme et illustrations...