Depuis plusieurs jours - semaines - l'air est électrique. Ce week-end, le tonnerre gronde sourdement. Quelques éclairs. Et puis l'explosition. Déchaînement pendant une heure et demie. Des cris, des larmes (les miennes). Et les enfants, à nous entendre, qui s'y mettent aussi.
Comme d'habitude, nous n'avons pas avancé d'un iota. Rien n'a été dit - crié - qui ne l'a déjà été. Je suis immensément fatiguée de tourner en rond sur ce manège, fatiguée de la corde qui me bride et me cisaille, fatiguée du même paysage. Fatiguée.
Temps gris. L'orage est passé, mais l'atmosphère est pesante. Il faut bien continuer.
Mes yeux me pèsent, la peau de mon visage tire, je me sens si vieille, si vieille.
Une angoisse montante, insidieuse comme une eau sale qui passe sous la porte. Toute la journée, je l'ai senti arriver. Cette après-midi, j'ai essayé: une promenade seule pendant que les garçons étaient à la piscine, une glace qui m'a plus écoeurée que réconfortée. Et sur le retour, après avoir acheté la peinture pour demain et fait les courses en deux fois - j'en ai oublié la moitié la première fois -, j'ai pris conscience de mes orteils tous recroquevillés, de mes mains crispées sur le volant, de mes muscles douloureux. Tout moi, tendue jusqu'au point de rupture.
Partout où je vais me suit la pile des choses à faire qui commence l'escalade - l'année scolaire a vraiment commencé. Welcome to Stressland, y'all!

4 comments:
Je viens de connaitre la meme periode, deux mois de turbulences... et tout d'un coup l'acalmie. Tiens-bon...
Ouhlala Lola.... Comment t'aider ? Je connais ces crispations totales, tous les muscles du corps tendus comme des arcs, jusqu'à la peau du crâne que le coiffeur n'arrive pas à masser. Il faut respirer à fond par le ventre et par la bouche mais comment faire quand le simple fait d'inspirer profondément nous fait craindre que tout le corps lache.
Lacher prise et remettre tout à plat. Mais pour cela, il faut être deux à le vouloir. Je t'embrasse.
Ah, je sais, après la pluie...
Encore une fois, Myosotis (et je sais que je l'ai déjà dit!), tu me lis si bien. Je respire, j'essaie.
C'est sans doute que je me reconnais tellement...
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