Mes fils ont subi les conséquences d'une telle addiction, et ont dû ingurgiter, dans leur toute petite enfance, quantité de purées de courgettes, soupes de courgettes, gratins de courgettes et j'en passe. Dès qu'ils ont été en âge de se rebeller (c'est à dire, très rapidement), ils ont, d'un commun et tacite accord, banni de leur assiette toute trace de courgette (hélas!). Et logiquement ils ont refusé toute tentative de ratatouille, que j'adore et vénère.
Or, je viens de trouver la parade (héhéhé). Ils mangent volontiers de la soupe de légumes, surtout si elle est bien aillée (la présence de courgettes dissimulée dans la moulinade leur échappe). Par un tour de magie assez impressionnant (je dois le reconnaître moi-même), j'ai transformé, dans le secret de ma cuisine-laboratoire secret, une ratatouille bien relevée en innocente soupe, d'un coup d'un seul de mixer enchanté! Et hop, ni vu ni connu, je la leur ai servie avec options "plus d'ail", "plus de poivre", "plus de sel", et ils s'en sont régalés (même si Paolo a détecté, fine mouche, "un drôle de gout").
Trop forte la sorcière, je maîtrise bien mes marmites. La prochaine fois, je leur fais avaler des endives. Rapées en spaghetti, s'il le faut.

2 comments:
Connais-tu "Autobiographie d'une courgette" de Gilles Paris ?
Ah non, je ne connais pas, mais je sens que j'adorerais!
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