Sunday, March 21, 2010

Ma lenteur

...
C'est une histoire que j'aime, parce qu'elle me rappelle un temps dont je ne me souviens pas (mais que je n'ai pas complètement oublié).
C'est une histoire que j'aime parce qu'à chaque fois qu'on me la raconte, je m'y reconnais et m'y découvre.
C'est une histoire de Port-la-Nouvelle.

J'avais deux ou trois ans. Je me promenais avec mes parents sur la criée de Port-la-Nouvelle. Une dame qui vendait là ses poissons m'a dit: "Bonjour Lola" (je m'appelais déjà Lola, à ce moment-là). Mes parents l'ont regardée sans comprendre comment elle savait qui j'étais. L'homme à côté d'elle (un autre vendeur de poissons?) lui a posé la question qui les intriguait: "Tu la connais?"
Et elle: "Mais oui. C'est la petite fille qui est toujours toute nue, qui a toujours le pouce dans la bouche, et ses parents lui disent toujours 'Dépêche-toi Lola. Allez Lola, dépêche-toi!' "

Oui, eh bien, je n'avance pas plus vite, trente-cinq ans plus tard. (Mais il est plus rare que je me promène toute nue, quand même) (et j'ai laissé tomber le pouce, aussi).

4 comments:

bricol-girl said...

Tu n'as pas connu les "baraquettes", elles avaient déjà disparues quand tu te promenais toute nue.

Albertine said...

Comme c'est étange, le dernier billet de Samantdi traîte de la même paresse .... la saison ? moi dans ces cas là j'ai une petite phrase pratique que je me récite en silence "il faut être indulgent avec soi-même" ... et je retourne à ma paresse déculpabilisée!http://samantdi.net/dotclear/index.php?

Lola said...

Non, Mab, je n'ai pas connu les "baraquettes". Qu'est-ce que c'était?

Albertine, c'est bien sûr Samantdi qui m'a inspirée ce billet (voir le précédent aussi).

bricol-girl said...

Les baraquettes étaient des petites échoppes en bois, où l'on vendait de tout et rien du port jusquà la plage.