Pendant deux jours, tout le monde va me rappeler combien l'Homme a eu raison de faire couper cet arbre penché dans le jardin, cet été (j'étais contre). Il serait sans doute tombé sur la maison des voisins.
Il continue à pleuvoir. Les enfants sont d'humeur grise, j'ai du mal à les secouer. Nous avons changé d'heure, mais ça ne change rien. Dudie a presque renoncé au concours de récitation de Pi, dont il parle pourtant depuis des jours et des jours. C'est moi qui finis par décider qu'il faut qu'il y participe. Pas vraiment d'enthousiasme de leur part, mais quand il s'avère que nous n'arriverons jamais à Smalltown à temps - trop de routes coupées, de détours, d'embouteillages -, il est vraiment déçu. Il comptait bien gagner.
Demi-tour pour essayer d'arriver au foot à l'heure. Encore routes barrées, il faut s'aventurer sur des chemins inconnus, c'est quoi ce bazar, on n'y arrivera jamais. L'équipe de Dudie perd, encore une fois. Sur le chemin du retour, on s'arrête chez mon amie française, qui nous sert pour goûter sa super tarte au citron, préparée pour le dîner de la veille. Déception d'entendre les quatre petits français jouer uniquement en anglais. Pour consoler Dudie d'avoir raté le concours de récitation, je lui demande de nous réciter les décimales de Pi qu'il connaît par coeur. Il s'exécute avec fierté et nous en récite 89. Tout le monde est impressionné. Je finis par repartir avec un sac plein de livres et de DVD ("pour tes vacances"), une grosse part de tarte au citron, du sorbet à la fraise fait maison, et une bonne partie du boeuf bourguignon qui aurait pu nous régaler la veille.
Dimanche soir, j'invite mes copains catalans qui sont sans électricité, chauffage ou eau chaude depuis la veille. Ils sont très heureux de pouvoir prendre une doucher et de dîner au chaud. Le boeuf bourguignon est très apprécié. Ils se demandent si l'école sera ouverte demain.
Je lis jusque tard dans la nuit (toujours le même livre qui ne me plaît pas).
Lundi matin, nous nous levons tous tard. J'ai mal à la tête, mal au ventre, je sens l'angoisse monter. La nausée. Je suis mal partie dans ces vacances-là. Encore une fois.

3 comments:
Pour répondre à une question de Myosotis (que je ne peux pas faire apparaître, pour une raison inconnue): le livre qui ne me plaît pas et que j'ai lu jusqu'à 3h du mat' hier (enfin ce matin), c'est Ce que je sais de Vera Candida, de Véronique Olvadé. Je ne sais pas pourquoi je m'obstine. Ce n'est pas mauvais, mais je ne suis pas du tout emballée (par le style, la passivité des personnages, les discordances entre ce que sont les personnages et ce qu'ils deviennent).
Ah, ça y est, le commentaire de Myosotis vient d'arriver. N'importe quoi, Blogger, aujourd'hui.
Tu es comme moi, je m'obstine envers et contre tout à lire un livre même si je ne l'aime pas. Je pense toujours qu'à un moment donné le déclic va se faire, la magie opérer....
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