Tuesday, May 17, 2011

Comme un mardi (32)

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Paolo a mis de la chantilly sur ses fraises, ce matin.

- Ça fait pas un peu trop, là?
- Mais non, c'est juste parfait! Comme la vie!

Ou comment le petit déjeuner est parfois l'occasion de renverser la vapeur (et d'arrêter de voir la vie en gris, malgré la pluie).

Sunday, May 15, 2011

Teenager

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Banana cake du petit dej, avec un premier cadeau pour respecter la tradition.

(un bouquin qu'il attendait depuis longtemps).

Gâteau chiffon au citron, avec poissons en chocolat (c'est Else la pâtissière pour le coup) le soir, juste avant le reste des cadeaux (et surtout la 3DS qui le fait rêver et quelques jeux qui vont avec).

Un teenager, un authentique, avec ses cheveux fous qu'il refuse de couper, ses coups de colère et ses coups de gueule, sa rébellion contre les fiches de lecture et les devoirs le weekend, mais aussi sa gentillesse impromptue, sa fragilité, son besoin de câlins encore et toujours.

Friday, May 13, 2011

Tuesday, May 10, 2011

Comme un mardi (31)

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On my pillow (d'après une idée attrapée au vol ici).
Mes yeux creusés, ma peau marquée par mon âge et ma fatigue chronique, tous ces grains de beauté (j'en ai vraiment autant?), le rouge sombre de mon oreiller, le désordre de mes cheveux. C'est moi, ce soir.

Il est plus de onze heures et je m'étais promis que je dormirais tôt.

Monday, May 09, 2011

Camping

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Vendredi soir, j'ai campé. Oui, moi, dont le père de mes enfants a toujours dit que je serais incapable de m'accommoder de l'inconfort de la tente et de l'absence de douche (il n'a pas tort, d'ailleurs, c'est juste très vexant de se l'entendre dire, et plus d'une fois).
J'ai campé, donc, avec mon Paolo qui me tannait depuis deux semaines. Une "camping out adventure", organisée par son prof de sciences, pour réunir parents et enfants un soir dans la "nature" (c'est à dire sur la grande pelouse de l'école, à la lisière du bois). Pas de frères et sœurs, juste des élèves de 4th grade et un ou deux parents. J'avais dit non et non, j'étais trop fatiguée, submergée de travail, stressée, désemparée. Et Paolo déterminé. Son père a rejeté l'offre sans appel. Je me suis décidée deux jours avant, en traînant les pieds.
Je m'attendais à une poignée de tente, il y en avait une vingtaine... Et autant de parents avec qui il fallait faire la conversation (pour moi, l'aspect le plus désagréable de la soirée). Heureusement, une de mes collègues, maman elle aussi d'une petite 4th grader, était de l'aventure, et nous sommes restées collées l'une à l'autre autant que possible (oh les sauvages...)
Premier problème: je n'avais aucune idée de la manière de monter cette tente (l'homme l'avait sortie du garage sans explication ni instruction). Fort heureusement, la fille du prof de sciences, qui a l'âge du Dudie, est venue à mon secours et en deux temps trois mouvements, pof, ma tente était installée. Tu vois, maman, c'était facile. C'était la plus petite de tout le lot, bien sûr.

Après l'installation (certaines tentes géantes, avec plusieurs pièces, ont pris plus de temps que d'autres...), le BBQ (hot-dogs et hamburgers, j'ai donc mangé de la salade), le film (dans l'école, quand même, nous ne sommes pas encore équipés pour le cinéma en plein air) (je me suis habilement éclipsée pour aller corriger des copies dans mon bureau, je n'ai vraiment pas l'esprit de groupe!), c'était l'heure des s'mores (pas ma tasse de thé non plus - il semble qu'aucune des traditions du camping ne me convienne) (difficile, moi?).

Après ça, les parents sont restés près du feu, tandis que les gamins et les lampes de poche sont allés se balader dans les bois et sur l'aire de jeu des collégiens (qui leur est interdite en temps normal). Quand les cris ont commencé à passer au suraigu et que le froid nous est tombé dessus, nous avons rameuté le troupeau et commencé à faire la queue devant les toilettes avec nos brosses à dents.

Et puis c'était le meilleur moment, celui du tête à tête sous la tente (dans notre cas, c'était tête contre tête, la tente était si petite...). L'heure du livre lu à la lumière de la lampe tempête. L'heure juste pour nous deux, avant de sombrer dans le sommeil.

Court, le sommeil, parce qu'à quatre heures un gamin dans une tente voisine a été pris de quintes de toux persistante (mais c'est pas possible, il n'y a pas un parent avec lui pour le faire boire, le calmer, lui donner du sirop, que sais-je, le faire taire?) Je me suis rendu compte que j'étais transie, le sac de couchage, le jogging et les deux polaires ne pouvaient rien y faire. A six heures, la nuit était bel et bien finie, et Paolo l'un des premiers dehors.

La rosée avait trempé les parois de la tente (extérieures ET intérieures), j'étais tellement gelée qu'il me tardait de sortir de là pour bouger et me réchauffer.

Les autres campeurs n'ont pas tardé à se lever. Un petit déjeuner bagels-jus d'orange s'est installé - et pour continuer à être mauvaise joueuse, je suis partie me faire un thé brûlant à l'école. Aaaahhh, le bonheur de la chaleur à peine franchies les portes ... Je me serai bien rendormie sur la moquette de mon bureau, les mains serrant amoureusement ma tasse fumante.

La toute petite, à gauche, à l'écart, c'est la mienne...

Voilà, il était sept heures du mat' et l'aventure était terminée. Paolo n'a pas bronché quand j'ai tout replié, et ai déclaré qu'il était l'heure de rentrer. Il était aussi fatigué et gelé que moi, malgré le soleil qui commençait à percer. Mais il était heureux, vraiment, de sa nuit sous la tente, de son expérience de la vie au grand air (presque).

La suite... Une journée lourde de fatigue, un enterrement (le mari d'Else), une première communion. Quatre tiques retrouvées sur le coureur des bois (et pas une sur moi... Je ne les vois pas ou elles m'évitent?) Un petit garçon qui passe l'après-midi (ensoleillée) à lire sur le canapé et la soirée à faire de la balançoire sous la pluie. Revient couvert de boue et me demande au débotté: On retournera camper?

Tuesday, May 03, 2011

Comme un mardi (30)

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C'est un enfant qui ne comprend pas, vraiment pas, pourquoi il ne peut pas aller où il veut quand il veut.

Pourquoi il y a tant de règles, de limites, de restrictions. Il s'est fait punir aujourd'hui, pour être parti sans rien dire à personne, pendant une heure. Il a dû passer l'heure suivante assis sans rien faire, à regarder les autres jouer. Je comprends la frustration de ceux qui l'ont à charge pendant la journée - et pourtant je me mords les lèvres pour ne pas dire ce que je pense. Une heure, assis, à regarder les autres jouer, c'est beaucoup trop. Je n'ai rien dit, je me promets d'essayer de le laisser moins à la garderie, mais chaque jour de cette semaine j'ai une obligation, jusqu'à 5 heures ou 5 heures et demie (et il finit l'école à 3 heures, le malheureux, ça lui laisse du temps pour vadrouiller sans permission).

Il voudrait être libre comme l'air et tout le monde s'efforce de lui plomber les ailes (moi la première).

Monday, May 02, 2011

Le dernier jour d'avril

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Avril a été long, pluvieux et froid. L'année dernière, le jour des poissons avait été celui des classes en plein air, au soleil, des glaces après l'école. Cette année, il a neigé à gros flocons, le premier avril. Les tempêtes qui ont ravagé le sud n'ont été chez nous que des trombes d'eau. De l'eau qui s'infiltre partout, s'invite dans la cave juste au moment où on essaie de vendre la maison.
Nous avons eu du mal à laisser tomber les manteaux - il y a quelques jours encore, il faisait 3° au démarrage de la journée.
Mais finalement, finalement, avril a tourné la page.

Le dernier jour d'avril, j'étais d'astreinte à l'école toute la matinée. Nouveaux élèves, nouveaux parents, nouvelles questions, tests et évaluations: ou comment transformer un samedi matin en un autre jour de la semaine.

Le dernier jour d'avril, c'était aussi la Fête de la Communauté à Smalltown. Que les garçons ne rateraient pour rien au monde, même s'il faut faire la queue 20 minutes pour une glace, 25 minutes pour une barquette de frites (c'est pour ça que Paolo en a acheté deux d'un coup, pour ne pas avoir à recommencer la queue, m'a-t-il dit...), même si les stands sont tenus par les commerçants, les églises, les clubs de sport, les associations diverses et variées de Smalltown, qui essaient tous de vous convaincre d'acheter, de vous inscrire, vous affilier, de devenir membre.

Consommez, consommez! Des hot dogs, de l'art, des boucles d'oreilles, de la foi, des chaises en bois précieux, de la barbe à papa, de la bonne conscience...

(Moi, c'est un sorbet chocolat noir-noix de coco...)

Une heure et demie, pas plus. D'ailleurs, ils ne le disent pas vraiment, mais les garçons aussi en ont assez. Trop de monde, un peu trop de déjà-vu. 2 collègues, 5 élèves, 1 parent, c'est bon, j'ai mon quota. Mon intolérance de la proximité forcée qu'imposent les petites villes ressurgit vite.
(Je m'aperçois que j'avais déjà parlé de cette fête, ici, et ici, deux photos de l'année dernière.)

Le dernier jour d'avril, l'un d'entre nous a réalisé son rêve. Malgré l'arrière-goût amer, il faut reconnaître que c'est un beau rêve (rouge).

Avril est terminé, qu'est-ce qui nous attend en mai?

Tuesday, April 26, 2011

Comme un mardi (29)

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C'est le printemps, on dirait. Enfin?
.

Sunday, April 24, 2011

Ce qui continue


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On s'habitue difficilement à vivre dans le précaire, l'incertain, le temporaire. Ce qui aide, c'est tout ce qui continue - malgré tout, malgré tout. Il faut se forcer pour ne pas laisser tomber les traditions, les habitudes. Mais les garçons me poussent, se raccrochent au connu, au familier, au cyclique, alors, ah, moi aussi, forcément.

Le jardin tout mouillé, les paniers enterrés dans les cartons empilés à la cave, la fatigue, le manque d'envie: rien ne m'a empêchée de cacher les œufs, ce matin. A l'intérieur, avec un seul panier et des règles modifiées: on ne les touche pas, on les compte. Combien d’œufs, de lapins, de coqs, de peeps, d'abeilles? Pas le droit de les mettre dans le panier tant qu'on n'est pas arrivés au bon compte. Ca les a occupés pendant un bon moment.

Joyeuses Pâques!

Wednesday, April 20, 2011

Pas de mardi cette semaine

J'ai oublié. Complètement. C'est bien la première fois: l'idée de prendre une photo ne m'a même pas effleurée. Journée trop pleine, et pourtant il n'en reste plus rien aujourd'hui. Courir d'une obligation à l'autre, sans reprendre mon souffle (erreur!)
Épuisée: quand il a fallu trouver de l'énergie tout au fond, où il en restait déjà si peu, et que je me retrouve complètement à sec.

Sunday, April 17, 2011

Tout le reste peut bien sombrer

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Je suis contente qu'elle soit finie, cette semaine. La maladie, la mort, les déchirements, la folie, la tristesse m'ont entourée cette semaine. Tellement de choses qui prennent fin dans la douleur.

Lundi
Une double mastectomie - Mais ... je ne savais pas qu'elle était malade, elle n'a rien dit -

Samedi
Un congé longue maladie - Je ne sais pas quand je reviendrai -

Lundi encore
Ce contrat, finalement, non, pas signé - son école lui a donné une augmentation substantielle, alors forcément il y est resté ... -

Vendredi
Un suicide - le collègue d'une amie -

Mercredi
La mort du mari d'Else, sans surprise, il était en bout de course, rentré chez lui pour se préparer à partir. Même si l'évolution de sa maladie était inéluctable, même s'ils étaient séparés depuis 5 ans et qu'il vivait avec une autre femme, c'est un moment très dur. Et ses enfants qui disjonctent chacun à leur manière et se déchirent... La douleur, la douleur.

Samedi encore
Ce panneau, planté dans mon jardin, devant ma maison. For sale. Je ne peux pas le regarder. C'est moi qui l'ai voulu, pourtant.

Dimanche
Les pluies torrentielles d'hier - des heures et des heures d'orage, sans discontinuer, sans lâcher prise - ont provoqué des fuites dans la cave. Je n'y avais jamais vu autant d'eau. Dans cette région où les caves sont régulièrement inondées, la nôtre était relativement épargnée. Jusqu'à aujourd'hui, le jour de l'Open House, le jour où notre maison est enfin mise sur le marché et montrée aux acheteurs.
De 5 heures de matin à 9 heures, j'ai épongé, essoré, fait tourner des machines de serviettes et de serpillères. Et j'ai enchaîné sur le ménage. Quand nous avons quitté la maison, juste avant 1h et l'ouverture de l'Open House, tout brillait, tout était parfait. Et moi chiffon. Résultats des courses: deux couples seulement sont venus la visiter. Tout ça pour ça. Et ce n'est que le début.

Rappelle-toi, c'est toi qui l'as voulu.

Je suis contente qu'elle soit finie, cette semaine. Et me demande ce qui m'attend, demain.

Tuesday, April 12, 2011

Comme un mardi (28)

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Cette maison n'est déjà plus la mienne.
Peut-être aurais-je moins mal au coeur de la quitter.
Pourtant, elle n'a jamais été aussi rangée, ré-arrangée, rutilante, récurée, éclairée, décorée... Mais pas pour nous, non, pas pour nous.

Sunday, April 10, 2011

Comfort food

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Les mauvais jours, les tristes jours, les jours de pluie, de solitude ou de cafard, les jours sens dessus-dessous, mon repas à moi c'est de la floraline au lait avec un œuf. Et une pincée de sel. C'est tout.
Et généralement, ça suffit pour me redonner un peu d'énergie, de courage, de chaleur. Ou alors je pars faire la sieste, ce qui est aussi une bonne alternative.

Tuesday, April 05, 2011

Comme un mardi (27)

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Parfois on apprécie les petits soucis, les problèmes simples.

Les tennis de Dudie ont disparu de son casier de gym, il faut donc lui en acheter d'autres (après avoir remué l'école dans tous les sens pour les retrouver - je ne suis pas vraiment ravie de débourser pour une seconde paire de godasses en une seule saison, surtout qu'elles servent uniquement aux cours de sport). Mais le coach (à qui j'ai exprimé par e-mail mon mécontentement), après m'avoir assurée qu'il n'y pouvait rien (pas sa faute à lui si mon gamin s'est fait chourer ses tennis) (dans une école où les élèves laissent traîner leurs téléphones/appareils photos/ ordinateurs n'importe où sans que personne n'y touche), m'a fait une description tellement précise des chaussures qu'il fallait pour jouer au tennis qu'après avoir fait trois magasins, spécialisés soit dans le sport, soit dans les chaussures, nous étions toujours bredouilles. Parce que les tennis shoes n'ont rien à voir avec les running shoes, ou même les fitness shoes (je suis contente de le savoir).

Et donc voilà, l'après-école s'est déroulée de galeries commerciales en galeries commerciales, pour mon plus grand plaisir (ces endroits me donnent la nausée), avec deux gamins passablement fatigués et constamment en train de se chercher les puces. Arrivés à la maison (19h bien tassées), j'ai nourri les fauves (mesure nécessaire à qui souhaite bénéficier de quelques minutes de calme) et trouvé sur mon ordinateur, en trois minutes, les tennis shoes parfaitement comme il faut (le prix aussi comme il faut: $40. Je vais faire un peu durer mes chaussures à moi, parce qu'on ne peut pas tous renouveler la garde-robe de nos pieds en même temps...)

Et j'ai un peu le coeur qui pince, parce que je me dis que mon gamin a joué au tennis plusieurs jours de suite avec ses grosses godasses d'hiver (genre chaussures de randonnée) sans que personne ne lui ait rien dit. Preuve qu'une fois de plus, on ne prête guère attention à lui. Le petit maigrichon à lunettes qui court comme un pingouin ne sera jamais une star des courts de tennis - ou des terrains de foot, ou des salles d'escrime. Et pourtant il prend plaisir à pratiquer ces trois sports, messieurs les coachs. Il suffirait de l'encourager un tout petit peu, de lui donner un peu plus l'occasion de jouer, au lieu de le mettre constamment sur le banc. Ce n'est que le collège, et déjà la compétition fait rage, les coaches veulent aligner leurs meilleurs éléments, briller à travers eux. "Nous ferons notre possible pour que tous les enfants disputent un match, mais nous ne pouvons rien promettre". Les plus doués (et ceux qui prennent des leçons privées depuis des années) en disputeront plusieurs. Et les petits maigrichons qui courent comme des pingouins restent assis sur le banc.

Ah. j'avais pourtant dit que je me contentais de petits soucis, de problèmes simples, aujourd'hui. Du genre: où trouver des chaussures de tennis, taille 6, un mardi après-midi?
(La réponse, à cette question et à beaucoup d'autres est bien entendu: sur l'internet)

Tuesday, March 29, 2011

Comme un mardi (26)

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Il était furieux: son frère avait pris sa place sur la table de la salle à manger pour faire ses devoirs et j'avais confirmé qu'il pouvait y rester. Un petit moment à combattre la colère et les larmes qui piquent les yeux - c'est trop injuste, c'est MA place, je me mets toujours là -, et il est parti s'enfermer dans sa chambre. Je l'y ai retrouvé en train de faire son exercice de sciences, par terre, enroulé sur lui-même, finalement on n'est pas si mal ici.

Sa chambre est zen, désormais débarrassée de la majorité de ses jouets et de presque tous ses livres, mis en cartons et en attente à la cave. Un peu comme il y a presque trois ans, quand nous sommes arrivés dans cette maison. Retour à la case départ.

Wednesday, March 23, 2011

Surprise du mercredi matin

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Un dernier coup de froid, juste pour marquer le coup. L'hiver a un peu de mal à tirer sa révérence.

Comme un mardi (25)

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Un mardi en retard...
Un mardi dans les travaux, la peinture et les cartons.
Les vacances sont presque finies, elles auront été presque entièrement consacrées à s'occuper - tristement - de cette maison qui sera bientôt en vente.
Maintenant, je vais me mettre à écrire les bulletins de mes élèves. Ça va me prendre tout le reste de la semaine.

Tuesday, March 15, 2011

Comme un mardi (24)

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Il y a des parents qui emmènent leurs enfants dans les Caraïbes, pour les vacances de Printemps (1). D'autres qui vont jusqu'aux Galapagos. Ou en Europe. Ou dans le Colorado, pour faire du ski. Ou en Floride, pour aller à la plage.
Moi, pendant les vacances, j'emmène mes enfants à la bibliothèque. Et alors?


(1) Ici, les vacances de février et celles de Pâques fusionnent en vacances de printemps (Spring Break). Deux semaines en mars pour les écoles privées, une seule semaine en avril pour les écoles publiques (de janvier à avril sans vacances, sauf quelques demi-journées par-ci par-là, c'est long, je trouve).

Monday, March 14, 2011

Histoires

Mes histoires - mes petits soucis, mes vrais tourments, ma laborieuse traversée du jour le jour, mes inquiétudes renouvelées, tout ce qui m'attend -, mon histoire - ce qui fait que je suis qui je suis - et puis, l'Histoire.

Vendredi était le dernier jour avant les vacances. Un grand soulagement de venir à bout de cette semaine trop remplie. La nervosité d'accueillir un candidat pour un poste bientôt vacant, quand personne n'est prêt, quand un collègue, remportant une fois de plus la palme de l'inefficacité et du non-professionnalisme, déclare forfait sans me prévenir, quand je dois laisser ma classe pour balader ledit candidat de rendez-vous en rendez-vous. L'anxiété de ce qui m'attend pendant ces deux semaines de "repos".

Et puis ce coup de fil de Ninette, "Ca pourrait aller mieux... "
- Pourquoi, qu'est-ce qui se passe?
- Tu te souviens où est mon mari cette semaine?
- Au Japon ... Oh, merde!"
Il a fini par rentrer dimanche, après avoir passé trois jours à l'aéroport. Plus de peur que de mal. Mais je sais l'angoisse de Ninette, qu'elle ne porte jamais en breloque, pendant ces longues journées. Et elle me dit: "J'ai la culpabilité de ceux qui ont eu de la chance". Et les autres, tous les autres, ceux qui n'en ont pas eu...

La grand-mère de mes enfants est Japonaise, leur père est né dans ce pays, même s'il n'en a parle pas la langue. Je ne sais si la famille qu'il a là-bas (qu'il ne connaît pas et avec qui il n'est pas en contact) va bien.
Ma belle-mère n'a pas vraiment transmis sa culture à ses fils. Elle le regrette maintenant et a fait des tentatives avec ses petits-fils. J'ai ces petits objets, ces origamis, ces algues séchées et ces petits biscuits salés qu'elle envoie régulièrement au milieu de tas de "trucs" (des brosses à dents, de la confitures, des stylos, des coupures de journaux, des biscuits sans sucre, des biscuits hyper-sucrés, des gants de jardinage, des chocolats, des chaussettes, du café, des torchons ...) Mais depuis quelques mois, la communication avec son fils est coupée. Alors je ne sais rien, mais j'imagine son bouleversement. Je n'ai jamais été proche d'elle, mais je sais bien ce que je ressentirais si une catastrophe survenait en France. L'impuissance, la culpabilité de l'éloignement, la peur, le chagrin. Elle est, contrairement à moi, très religieuse, elle doit prier beaucoup ces jours-ci. Je me contente de me balader avec cette boule d'angoisse au creux du ventre, ce nœud entrelaçant des fils qui viennent de l'Histoire, de mon histoire, de mes histoires.

Tuesday, March 08, 2011

Tuesday, March 01, 2011

Comme un mardi (22)

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Baby shower ... Quelle drôle de tradition. Je n'arrive pas à décider si ça me plaît ou pas (probablement pas). Mais je ne pouvais pas ne pas en organiser une pour l'arrivée du bébé de deux de mes collègues les plus chers. Lui travaille avec moi; elle, prof de bio, est arrivée dans cette école la même année que moi et c'est la propriétaire de notre chat de vacances. Leur petiot va arriver d'ici un bon mois.
Cette après-midi, après l'école, une cinquante de personnes s'est réunie pour fêter ce qui n'est encore qu'un espoir (Je pense que ce sont mes superstitions qui me font trouver cette célébration bizarre. Et si, et si...? Pourtant, ici, tout le monde considère normal de couvrir de cadeaux l'enfant qui n'est pas encore né).
J'étais allée chercher un énorme gâteau, plein de mousse au chocolat bien écœurante (qui a fait le bonheur de tous). L'autre prof de bio avait acheté des ballons roses et bleus et des décorations thème bébé. Une fois la surprise passée, les futurs parents ont été installés sur des chaises et on leur a mis dans les mains tous les paquets à déballer l'un après l'autre. Après moultes exclamations ravies et des remerciements réitérés, tout le monde a repris un morceau de gâteau et nous avons tout plié.
Les cadeaux sont partis rejoindre la chambre déjà toute prête. Et dire que j'ai acheté le couffin pour mon premier bébé deux jours avant sa naissance...