Au lieu de la montée vers l'étang, j'ai photographié le début du jour sur le village.
Saturday, July 31, 2010
Petit matin
...
J'ai hésité, et puis je les ai laissé partir sans moi. Avec regret. Mais la fatigue accumulée pèse trop et je redoute les trois ou quatre heures de marche. Les garçons bien équipés (chaussures de montagne, casquette, écran solaire, eau, biscuits au chocolat) sont partis joyeusement, sans se retourner. A leur âge, il fallait me traîner de force pour faire la moindre balade...
Au lieu de la montée vers l'étang, j'ai photographié le début du jour sur le village.
Au lieu de la montée vers l'étang, j'ai photographié le début du jour sur le village.
Thursday, July 29, 2010
Comme un lundi (44)
...
10 minutes de sommeil, dans le taxi entre Roissy et Paris XVe. 10 minutes coincées au beau milieu de 30 heures les yeux ouverts. Un record, en ce qui le concerne. Nuit blanche dans l'avion, suivie d'une journée pleine à Paris. Arrivé à 29 heures sans dormir, il a commencé à être quelque peu désorienté, comme ivre, à la limite du délire. Passant sans rien comprendre du rire aux larmes, affamé sans pouvoir manger. Il a fallu le coucher presque de force et quand enfin il s'est effondré il n'a pas bougé pendant 13 heures. Cet enfant a quelque chose d'excessif...
Re-connectée
...

Après moultes péripéties informatiques, caprices de mon ordinateur, défaillance des réseaux internet, lâches défections des chargeurs mac et une rondelette somme d'euros déboursés pour trouver une solution, me revoilà sur le www! Pas peu fière d'y être arrivée, même si j'y ai laissé le budget réservé aux achats parisiens (= pas de shopping cette année) (de toute façon, les soldes sont finies) (et je n'ai trouvé qu'un pantalon et une chemise, trois fois rien) (je les ai achetés, d'ailleurs, juste avant la carte 3G qui m'a coûté un bras et deux jours avant le chargeur pour lequel j'ai laissé un oeil). Hello there, I am baaack! Et contente de retrouver mon petit coin internautique.
Re-connectée, donc. Avec mon pays, ma ville, ma langue, ma culture, ma famille, mes amis (les anciens et les nouvellement croisé(e)s en chair et en os). Ma facilité à me reglisser dans mes vieux vêtements m'étonne et m'émerveille. Deux ans: ce n'est rien. Tout est toujours en place, à quelques ronds dans l'eau près, quelques vaguelettes, des traces sur les visages, des enfants grandis - je me mets dos à dos contre la fille de ma cousine, 13 ans, dans quelques mois tu me dépasses! -, des pierres déplacées. Mais les intonations sont les mêmes, les regards identiques, je vous retrouve, je n'ai même pas besoin de vous reconnaître, vous êtes là de tout temps avec moi, en moi, partie de moi.
Mes enfants ont plus de mal. Ils ne sont plus habitués à cette large et bruyante famille, se courroucent de devoir bisouiller tout le monde ("Encore il faut les embrasser!"). Ils se perdent dans les cousinages et baissent la tête quand on s'approche d'eux. Dudie se contente de ne pas sourire, comptant sur son visage de marbre pour rafraîchir les tentatives intempestives de familiarité, mais Paolo a parfois des débordements de mauvaise humeur sans tact. Il me faut, inlassablement, reprendre les règles de la vie en bonne entente avec l'entourage. Je me rends compte que ces enfants "sauvages" (dixit ma mère, qui n'hésite pas à les secouer) vivent trop isolés et que leur savoir en matière de relations sociales est des plus limité. C'est l'été de leur apprentissage. Ils renouent avec la vie en communauté, tant mieux pour eux, même si c'est loin d'être évident.
Allez, j'ai encore quelques semaines en France, je reviendrai. J'ai deux lundis en retard, je m'y mets tout de suite.
Hope you are all well!
Après moultes péripéties informatiques, caprices de mon ordinateur, défaillance des réseaux internet, lâches défections des chargeurs mac et une rondelette somme d'euros déboursés pour trouver une solution, me revoilà sur le www! Pas peu fière d'y être arrivée, même si j'y ai laissé le budget réservé aux achats parisiens (= pas de shopping cette année) (de toute façon, les soldes sont finies) (et je n'ai trouvé qu'un pantalon et une chemise, trois fois rien) (je les ai achetés, d'ailleurs, juste avant la carte 3G qui m'a coûté un bras et deux jours avant le chargeur pour lequel j'ai laissé un oeil). Hello there, I am baaack! Et contente de retrouver mon petit coin internautique.
Re-connectée, donc. Avec mon pays, ma ville, ma langue, ma culture, ma famille, mes amis (les anciens et les nouvellement croisé(e)s en chair et en os). Ma facilité à me reglisser dans mes vieux vêtements m'étonne et m'émerveille. Deux ans: ce n'est rien. Tout est toujours en place, à quelques ronds dans l'eau près, quelques vaguelettes, des traces sur les visages, des enfants grandis - je me mets dos à dos contre la fille de ma cousine, 13 ans, dans quelques mois tu me dépasses! -, des pierres déplacées. Mais les intonations sont les mêmes, les regards identiques, je vous retrouve, je n'ai même pas besoin de vous reconnaître, vous êtes là de tout temps avec moi, en moi, partie de moi.
Mes enfants ont plus de mal. Ils ne sont plus habitués à cette large et bruyante famille, se courroucent de devoir bisouiller tout le monde ("Encore il faut les embrasser!"). Ils se perdent dans les cousinages et baissent la tête quand on s'approche d'eux. Dudie se contente de ne pas sourire, comptant sur son visage de marbre pour rafraîchir les tentatives intempestives de familiarité, mais Paolo a parfois des débordements de mauvaise humeur sans tact. Il me faut, inlassablement, reprendre les règles de la vie en bonne entente avec l'entourage. Je me rends compte que ces enfants "sauvages" (dixit ma mère, qui n'hésite pas à les secouer) vivent trop isolés et que leur savoir en matière de relations sociales est des plus limité. C'est l'été de leur apprentissage. Ils renouent avec la vie en communauté, tant mieux pour eux, même si c'est loin d'être évident.
Allez, j'ai encore quelques semaines en France, je reviendrai. J'ai deux lundis en retard, je m'y mets tout de suite.
Hope you are all well!
Sunday, July 18, 2010
Je pars
...
Je pars dans quelques heures. Les valises ne sont pas prêtes (pas même commencées), les lessives pas terminées, la maison est un désastre.
Je pars et je n'ai jamais eu autant envie et autant peur de partir. Peur non pas de ce que je vais trouver, mais de ce que je laisse ici. L'angoisse me noue tellement les serpents que j'ai dans le ventre que je n'arrive plus guère à manger.
Je laisse derrière moi une année des plus difficiles. Je laisse derrière moi la perspective d'un retour épouvantable. Je pars en me disant que je n'arriverai pas à revenir. Et si je ne revenais pas?
Et puis je pense à ce qui m'attend, là-bas, en France, et je me calme. On y arrivera, tu verras. Je trouverai bien moyen de dénouer les noeuds, non?
Je vous dis à bientôt, à je ne sais quand. Demain, je serai à Paris - ça me semble impossible, et pourtant... Demain, je retrouverai un vieux moi que j'ai laissé rue Saint Charles, comme un vieux pull qu'on renfile avec plaisir après des années d'oubli dans une maison éloignée. Il me va encore, même s'il est un peu rapé et poussiéreux.
Bel été à vous!
Je pars et je n'ai jamais eu autant envie et autant peur de partir. Peur non pas de ce que je vais trouver, mais de ce que je laisse ici. L'angoisse me noue tellement les serpents que j'ai dans le ventre que je n'arrive plus guère à manger.
Je laisse derrière moi une année des plus difficiles. Je laisse derrière moi la perspective d'un retour épouvantable. Je pars en me disant que je n'arriverai pas à revenir. Et si je ne revenais pas?
Et puis je pense à ce qui m'attend, là-bas, en France, et je me calme. On y arrivera, tu verras. Je trouverai bien moyen de dénouer les noeuds, non?
Je vous dis à bientôt, à je ne sais quand. Demain, je serai à Paris - ça me semble impossible, et pourtant... Demain, je retrouverai un vieux moi que j'ai laissé rue Saint Charles, comme un vieux pull qu'on renfile avec plaisir après des années d'oubli dans une maison éloignée. Il me va encore, même s'il est un peu rapé et poussiéreux.
Bel été à vous!
Tuesday, July 13, 2010
Le baiser
...
(Photo AP)
La coupe du monde de foot 2010 est finie. J'ai fini par m'y intéresser sur la fin - le début a été noyé pour moi dans les bouclages de fin d'année scolaire et les marécages dangereux de ma vie personnelle, mais en revenant du New Hampshire, j'ai un peu suivi à la radio le match USA-Ghana. J'ai retrouvé un peu de la fièvre qui me prend tous les 4 ans depuis 1982, l'année où mes parents se sont décidés à acheter une télé, juste pour regarder le Mundial. On avait fait suivre la petite télé portative à Port-la-Nouvelle, où les matchs étaient regardés assidûment par un large contingent familial (moins deux ou trois qui regardaient le Tour de France dans la pièce d'à côté). Au moins dix d'entre nous groupés serrés autour de la petite télé, criant en même temps que tout l'immeuble Eldorado. Je me souviens surtout de la demi-finale contre l'Allemagne (la RFA, en fait), et du gardien de but (infamous Schumacher) qui avait méchamment séché Battiston et n'avait même pas récolté un carton rouge. Quel match!
En 1998, Dudie dans son petit transat regardait ses parents regarder la télé. Je ne voulais pas qu'à deux mois il devienne accro au petit écran, alors il tournait le dos à la lucarne et nous observait patiemment nous enflammer, sursautant de temps en temps quand nous nous mettions à hurler sans prévenir. La nuit de la victoire, nous n'avions presque pas dormi, la rue Saint Charles résonnant jusqu'à l'aube des klaxons des gens heureux.
Cette année, Dudie était avec moi le plus accro à la coupe du monde. Malgré l'absence de télé chez nous, nous nous sommes débrouillés pour voir presque tous les derniers matchs, depuis les quarts de finale - entre les retransmissions sur internet et les copains généreux qui nous ont ouvert leur porte ... Bien sûr, après la débacle française, Dudie s'est déclaré pour l'Argentine (à cause de son héros Messi) et pour l'Espagne (8 joueurs du Barça étaient sélectionnés dans l'équipe nationale!) Nous avons donc suivi avec passion le cheminement de la Roja, et dimanche nous avons fêté leur victoire, après un match plutôt décevant, beaucoup trop physique - festival de cartons jaunes, et une bonne occasion de sortir un rouge, qui est pourtant resté dans la poche de l'arbitre. Ces visages et ces noms qui ne me disaient rien il y a deux semaines me sont maintenant familiers. Un étrange attachement à ces joueurs qui ont tous des bonnes têtes, de beaux sourires, un bel esprit d'équipe et une magnifique présence sur le terrain.
Et puis ... l'image qui restera peut-être de cette coupe du monde, c'est celle d'un baiser. Je l'avais vu, et Pablo l'a rappelée chez Samantdi. Je sais que tout le monde l'a vu, que beaucoup en parle. Je me suis demandé pourquoi il me touchait tant, ce baiser, pourquoi je l'ai regardé plusieurs fois en boucle avec émotion (midinette, moi?)
Je crois que j'ai trouvé.
C'est un baiser qui veut dire: Je sais que cette situation est fausse, mais ça m'est égal.
C'est un baiser qui veut dire: Je n'ai pas envie de répondre à tes questions, mais je t'aime et je te remercie.
C'est un baiser qui veut dire: L'essentiel est ailleurs.
C'est un baiser qui montre une grande tendresse, dans un moment de grande émotion.
C'est un baiser qui ne se pose pas au hasard, parce que celui qui le donne connaît exactement la courbe des épaules que son bras entoure, la forme des lèvres qui le reçoivent, l'inclinaison du visage vers lequel il se penche. C'est un baiser qui dit qu'il n'est ni le premier, ni le dernier.
C'est un baiser qui est reçu et rendu par celle qui ne s'y attendait pas, mais le reconnaît tout de suite, sans réfléchir.
C'est un baiser qui est suivi d'un autre, sur la tempe, dans une étreinte émouvante.
C'est le contraire d'un baiser de cinéma. C'est un baiser qui me remue. C'est un baiser qui donne envie d'aimer / d'être aimé.
(Photo AP)La coupe du monde de foot 2010 est finie. J'ai fini par m'y intéresser sur la fin - le début a été noyé pour moi dans les bouclages de fin d'année scolaire et les marécages dangereux de ma vie personnelle, mais en revenant du New Hampshire, j'ai un peu suivi à la radio le match USA-Ghana. J'ai retrouvé un peu de la fièvre qui me prend tous les 4 ans depuis 1982, l'année où mes parents se sont décidés à acheter une télé, juste pour regarder le Mundial. On avait fait suivre la petite télé portative à Port-la-Nouvelle, où les matchs étaient regardés assidûment par un large contingent familial (moins deux ou trois qui regardaient le Tour de France dans la pièce d'à côté). Au moins dix d'entre nous groupés serrés autour de la petite télé, criant en même temps que tout l'immeuble Eldorado. Je me souviens surtout de la demi-finale contre l'Allemagne (la RFA, en fait), et du gardien de but (infamous Schumacher) qui avait méchamment séché Battiston et n'avait même pas récolté un carton rouge. Quel match!
En 1998, Dudie dans son petit transat regardait ses parents regarder la télé. Je ne voulais pas qu'à deux mois il devienne accro au petit écran, alors il tournait le dos à la lucarne et nous observait patiemment nous enflammer, sursautant de temps en temps quand nous nous mettions à hurler sans prévenir. La nuit de la victoire, nous n'avions presque pas dormi, la rue Saint Charles résonnant jusqu'à l'aube des klaxons des gens heureux.
Cette année, Dudie était avec moi le plus accro à la coupe du monde. Malgré l'absence de télé chez nous, nous nous sommes débrouillés pour voir presque tous les derniers matchs, depuis les quarts de finale - entre les retransmissions sur internet et les copains généreux qui nous ont ouvert leur porte ... Bien sûr, après la débacle française, Dudie s'est déclaré pour l'Argentine (à cause de son héros Messi) et pour l'Espagne (8 joueurs du Barça étaient sélectionnés dans l'équipe nationale!) Nous avons donc suivi avec passion le cheminement de la Roja, et dimanche nous avons fêté leur victoire, après un match plutôt décevant, beaucoup trop physique - festival de cartons jaunes, et une bonne occasion de sortir un rouge, qui est pourtant resté dans la poche de l'arbitre. Ces visages et ces noms qui ne me disaient rien il y a deux semaines me sont maintenant familiers. Un étrange attachement à ces joueurs qui ont tous des bonnes têtes, de beaux sourires, un bel esprit d'équipe et une magnifique présence sur le terrain.
Et puis ... l'image qui restera peut-être de cette coupe du monde, c'est celle d'un baiser. Je l'avais vu, et Pablo l'a rappelée chez Samantdi. Je sais que tout le monde l'a vu, que beaucoup en parle. Je me suis demandé pourquoi il me touchait tant, ce baiser, pourquoi je l'ai regardé plusieurs fois en boucle avec émotion (midinette, moi?)
Je crois que j'ai trouvé.C'est un baiser qui veut dire: Je sais que cette situation est fausse, mais ça m'est égal.
C'est un baiser qui veut dire: Je n'ai pas envie de répondre à tes questions, mais je t'aime et je te remercie.
C'est un baiser qui veut dire: L'essentiel est ailleurs.
C'est un baiser qui montre une grande tendresse, dans un moment de grande émotion.
C'est un baiser qui ne se pose pas au hasard, parce que celui qui le donne connaît exactement la courbe des épaules que son bras entoure, la forme des lèvres qui le reçoivent, l'inclinaison du visage vers lequel il se penche. C'est un baiser qui dit qu'il n'est ni le premier, ni le dernier.
C'est un baiser qui est reçu et rendu par celle qui ne s'y attendait pas, mais le reconnaît tout de suite, sans réfléchir.
C'est un baiser qui est suivi d'un autre, sur la tempe, dans une étreinte émouvante.
C'est le contraire d'un baiser de cinéma. C'est un baiser qui me remue. C'est un baiser qui donne envie d'aimer / d'être aimé.
Monday, July 12, 2010
Comme un lundi (43)
...
Else en transit entre le Canada et le New Hampshire m'a invitée au restaurant. Le serveur, juste rentré du Tennessee - le malheureux - m'a serrée dans ses bras.
Je pars bientôt, dans moins d'une semaine. Mon impatience croît avec la diminution du nombre de jours qui me séparent de la France. Je crois voir partout des paysages familiers, des arbres connus, des horizons ariégeois. Il est temps que je prenne l'avion.
Je vais sans doute interrompre mes Comme un lundiS, mes étapes en France ne m'offrant sans doute pas les connexions adéquates. J'essaierai, quand même.
[Pour Christie, que je verrai peut-être à Paris dans une semaine: au bas de la photo, un rhum arrangé à l'ananas. Que je goûterai la prochaine fois...]
[Cliquez sur la photo pour voir en plus grand]
Je pars bientôt, dans moins d'une semaine. Mon impatience croît avec la diminution du nombre de jours qui me séparent de la France. Je crois voir partout des paysages familiers, des arbres connus, des horizons ariégeois. Il est temps que je prenne l'avion.
Je vais sans doute interrompre mes Comme un lundiS, mes étapes en France ne m'offrant sans doute pas les connexions adéquates. J'essaierai, quand même.
[Pour Christie, que je verrai peut-être à Paris dans une semaine: au bas de la photo, un rhum arrangé à l'ananas. Que je goûterai la prochaine fois...]
[Cliquez sur la photo pour voir en plus grand]
Wednesday, July 07, 2010
Canicule
...
Le thé refroidi que j'avais laissé dans ma voiture était à nouveau très chaud quand je suis revenue. Je n'ai pas encore essayé de faire frire un oeuf sur le capot, mais je devrais tenter.
Le chocolat fond au fin fond de mes placards. TOUTES les plaquettes de chocolat (à cuire, 70%, au earl grey, aux pépites de cacao), même les mieux planquées. Frigo pour tout le monde?
Je mets des glaçons dans mon vin.
Les places de parking à l'ombre s'arrachent. Je ne suis jamais la première sur le coup (et quand je reviens dans ma voiture, je dois conduire sans les mains, parce que le volant est brûlant).
Je suis à l'école tous les matins, sauf quand je donne des cours particuliers (3 fois par semaine); je suis donc à l'école deux matins par semaine et je bosse, je bosse. Pas de repos pour les braves. C'est toi qui as voulu être calife à la place du calife, non? Eh ben voilà, maintenant ne viens pas te plaindre.
La panne d'internet m'a réappris à petit déjeuner avec mon fiston. Et m'a obligée à aller travailler à la bibli l'après-midi, damned.
Les ventilateurs aident un peu, mais quand même, c'est la nuit que la chaleur moite est la moins supportable. Peu de sommeil et quête sans cesse recommencée de l'endroit le plus frais du lit. Le coin en haut à droite?
La piscine est le meilleur argument qu'a trouvé l'école pour retenir ses profs. Gel des salaires? Pff! Qu'importe! On a la piscine!!!
Le chocolat fond au fin fond de mes placards. TOUTES les plaquettes de chocolat (à cuire, 70%, au earl grey, aux pépites de cacao), même les mieux planquées. Frigo pour tout le monde?
Je mets des glaçons dans mon vin.
Les places de parking à l'ombre s'arrachent. Je ne suis jamais la première sur le coup (et quand je reviens dans ma voiture, je dois conduire sans les mains, parce que le volant est brûlant).
Je suis à l'école tous les matins, sauf quand je donne des cours particuliers (3 fois par semaine); je suis donc à l'école deux matins par semaine et je bosse, je bosse. Pas de repos pour les braves. C'est toi qui as voulu être calife à la place du calife, non? Eh ben voilà, maintenant ne viens pas te plaindre.
La panne d'internet m'a réappris à petit déjeuner avec mon fiston. Et m'a obligée à aller travailler à la bibli l'après-midi, damned.
Les ventilateurs aident un peu, mais quand même, c'est la nuit que la chaleur moite est la moins supportable. Peu de sommeil et quête sans cesse recommencée de l'endroit le plus frais du lit. Le coin en haut à droite?
La piscine est le meilleur argument qu'a trouvé l'école pour retenir ses profs. Gel des salaires? Pff! Qu'importe! On a la piscine!!!
Tuesday, July 06, 2010
Comme un lundi (42)
...
Il fait chaud. 37° - Rien d'autre à faire que plonger, plonger et replonger dans l'eau.
J'ai entendu ce matin à la radio un homme de Newark (NJ), interviewé sur la vague de chaleur du moment: "I pity those poor people who don't have air-conditioning!" Et j'ai pensé: That's us!! Mais avec des ventilateurs dans toutes les pièces (nous venons d'investir dans des appareils qui "oscillent"), une bonne résistance à la chaleur et des après-midis entiers dans l'eau, on arrive à survivre.
[Plus d'internet à la maison... Mon lundi arrive encore un mardi!]
J'ai entendu ce matin à la radio un homme de Newark (NJ), interviewé sur la vague de chaleur du moment: "I pity those poor people who don't have air-conditioning!" Et j'ai pensé: That's us!! Mais avec des ventilateurs dans toutes les pièces (nous venons d'investir dans des appareils qui "oscillent"), une bonne résistance à la chaleur et des après-midis entiers dans l'eau, on arrive à survivre.
[Plus d'internet à la maison... Mon lundi arrive encore un mardi!]
Monday, June 28, 2010
Sunday, June 27, 2010
Back in NJ
...
Le voyage en voiture m'a paru long et pénible (et pourtant, ce n'est pas moi qui conduisais!), sept heures et demie sans presque s'arrêter et, au fur et à mesure que s'approchait le New Jersey, la familière étouffante chaleur qui nous assommait.
La maison est exceptionnellement propre et partiellement rangée. Il y a même de quoi dîner. On ne peut pas dire qu'il n'essaie pas.
Couchés avant neuf heures, écrasés de sommeil et de chaleur. Ils ont dormi d'un trait jusqu'à dix heures, et moi, la dormeuse, je me suis offert une petite insomnie de 3h du mat' à 6h30. J'ai rattrapé mon retard en matière de lectures www. J'avais faim à cette heure indue, une étrange impression de jetlag - pourtant, pas de décalage horaire entre le New Hampshire et le New Jersey. J'ai achevé un petit bout de nuit après le lever du soleil.
Aujourd'hui, accablée par la pesante moiteur, je n'arrive à rien. Je regrette la claire luminosité et la fraîcheur que j'ai laissées à sept heures et demie de route d'ici.
La maison est exceptionnellement propre et partiellement rangée. Il y a même de quoi dîner. On ne peut pas dire qu'il n'essaie pas.
Couchés avant neuf heures, écrasés de sommeil et de chaleur. Ils ont dormi d'un trait jusqu'à dix heures, et moi, la dormeuse, je me suis offert une petite insomnie de 3h du mat' à 6h30. J'ai rattrapé mon retard en matière de lectures www. J'avais faim à cette heure indue, une étrange impression de jetlag - pourtant, pas de décalage horaire entre le New Hampshire et le New Jersey. J'ai achevé un petit bout de nuit après le lever du soleil.
Aujourd'hui, accablée par la pesante moiteur, je n'arrive à rien. Je regrette la claire luminosité et la fraîcheur que j'ai laissées à sept heures et demie de route d'ici.
Wednesday, June 23, 2010
Le nid
...
Elle a bâti son nid en haut d'une échelle, sur la terrasse. Ecervelée qui n'a pas tenu compte des plans des habitants de la maison. (Else pense que c'est la même qui avait trouvé intéressant de se faire une maison sur la selle d'un vélo, il y a deux ans...)
Elle s'énerve quand on passe trop près, s'envole furieusement et nous engueule depuis l'arbre où elle a trouvé refuge. Je profite de son absence temporaire pour venir compter ses trésors. Quatre. Et bleus!
La maman rouge-gorge me surveille sévérement. Et moi je garde un oeil sur mes oisillons qui s'éparpillent de bonheur dans la liberté des vacances. Il faut que j'apprenne à les lâcher, aussi.
Tuesday, June 22, 2010
Comme un lundi (40)
Friday, June 18, 2010
Sinking
...
I am sinking
Fast
In cold waters.
No way out
No way up.
Or:
I am going straight
Into the wall
Watch me accelerate.
Faster.
I will crash
I know.
Can I wake up? At some point?
And realize it was but a nightmare and I can start all over again?
Please?
I have no faith in tomorrow
Or the day after.
Hope is laughable.
Hope is overrated, anyway.
Fast
In cold waters.
No way out
No way up.
Or:
I am going straight
Into the wall
Watch me accelerate.
Faster.
I will crash
I know.
Can I wake up? At some point?
And realize it was but a nightmare and I can start all over again?
Please?
I have no faith in tomorrow
Or the day after.
Hope is laughable.
Hope is overrated, anyway.
Tuesday, June 15, 2010
Comme un lundi (39)
...
Dédicace spéciale à Samantdi!
(Si vous n'arrivez pas à voir le nom sur le maillot, cliquez sur l'image pour voir en plus grand)
(Si vous n'arrivez pas à voir le nom sur le maillot, cliquez sur l'image pour voir en plus grand)
Sunday, June 13, 2010
Piles
...
En ce moment, c'est tout ce que je peux faire: des piles.
Piles des cahiers, livres et autres restes d'une année scolaire - multipliés par deux. Ce qu'on jette, ce qu'on garde (dans un carton, dans la cave, qui n'en ressortira jamais...)
Pile des livres à rendre à la bibliothèque. Et encore un peu plus de vestiges de l'année écoulée, un cartable plein (qui n'a pas bougé depuis mercredi, dernier jour d'école pour Dudie). Et la veste du costume portée elle aussi mercredi toujours dans l'entrée.
Piles de linge propre, plié à la va-vite, à ranger (ou pas).
Pile de bulletins à écrire qui me déprime au plus haut point (je n'arrive pas à m'y mettre).
Pile de paperasse à remplir.
Pile de trucs à ranger.
Pile-poil au mauvais moment des discussions pénibles, douloureuses, épuisantes.
Pile de choses à faire en urgence (mais quand?)
Et un dino solitaire qui se balade sans se soucier de l'agitation autour de lui. Je l'envie.
En ce moment, c'est tout ce que je peux faire: des piles.
Pile de bulletins à écrire qui me déprime au plus haut point (je n'arrive pas à m'y mettre).
Pile de paperasse à remplir.
Pile de trucs à ranger.
Pile-poil au mauvais moment des discussions pénibles, douloureuses, épuisantes.
Pile de choses à faire en urgence (mais quand?)
Tuesday, June 08, 2010
Jersey shore (voyage de fin d'année)
...
Il y a quatre ans, mon jeune collègue prof d'espagnol, nouvellement nommé Dean m'a offert d'être Class Advisor, c'est-à-dire son assistante.
Dans le système scolaire américain, les élèves ne sont pas regroupés par classe avec un prof principal, mais par niveau (ou classe d'âge); l'adulte qui supervise le groupe de 90 à 100 élèves d'un même niveau est leur Dean. Il s'occupe de la discipline, il les coache, leur fournit explications pratiques sur le fonctionnement du lycée et informations ponctuelles lors de l'assemblée hebdomadaire ( class meeting), il est en charge de l'esprit de groupe et du bon moral des troupes. C'est peu dire qu'il a du boulot (en plus de ses heures de cours - il est déchargé d'un cours, mais c'est bien peu au regard des responsabilités qu'il porte sur ses épaules).
Le Dean accompagne sa classe pendant les quatre ans du lycée. Il les prend lorsqu'ils sont Freshmen, tout juste sortis du collège et assez insupportables, et il ne les lâche que lorsqu'ils ont fini leur année de Seniors, beaucoup plus mûrs et riches de nouvelles acquisitions intellectuelles, artistiques et sportives (du moins on espère).
Voilà, Mr. Dean et moi avons fini notre premier cycle: nos Seniors vont devenir vendredi des anciens élèves (alumni, en bon anglo-latin), après la cérémonie de Graduation durant laquelle ils recevront leurs diplômes. Et vous pouvez me croire, ça lui fait tout drôle, à Mr. Dean (et à moi aussi!) de les voir partir. Quatre ans à les supporter et les porter à bout de bras, à les encourager, à parfois les maudire, à rire avec eux et à pleurer aussi quelquefois. Ils étaient 100 au départ, ils sont maintenant 85 et ils vont nous manquer.
Alors, Mr. Dean a finalement organisé la sortie dont ils rêvaient depuis leur Freshman year: il les a emmenés à la plage. Et moi avec, comme chaperon.

De manière assez inattendue (cette classe nous réserve toujours des surprises), la sortie s'est très très bien passée. Ils ont été super sages dans les bus, ils étaient à l'heure au départ comme à l'arrivée, ils étaient contents de leur journée - incroyable, pas un seul ronchon. Nous leur avons laissé quartier entièrement libre. Certains se sont baladés sur le fameux boardwalk (glaces, pizzas, friture, peluches ridicules et souvenirs ringards); la plupart ont joué sur le sable au volleyball, au frisbee, au baseball; les plus courageux se sont baignés (l'eau était glaaaacée!)
C'était la première fois que je goûtais aux joies du Jersey shore. Je n'ai pas profité des baraques à jeux, je n'ai pas mangé de frites ni de funnel cake (quelle horreur), je ne suis pas montée sur les manèges, mais j'ai lu sur le sable chaud, j'ai encouragé les joueurs de volley et j'ai mangé un lobster roll...

C'était une très bonne journée, qui m'a complètement vidé la tête, après un week-end désastreux. Cela faisait trop longtemps que la mer me manquait. D'accord, ce n'est pas la mer, c'est l'océan, mais bon.


Ah, et aujourd'hui, Mr. Dean m'a demandé si je voulais rempiler avec lui pour 4 ans. J'ai sauté de joie, oui oui oui. Une nouvelle classe nous attend...
Dans le système scolaire américain, les élèves ne sont pas regroupés par classe avec un prof principal, mais par niveau (ou classe d'âge); l'adulte qui supervise le groupe de 90 à 100 élèves d'un même niveau est leur Dean. Il s'occupe de la discipline, il les coache, leur fournit explications pratiques sur le fonctionnement du lycée et informations ponctuelles lors de l'assemblée hebdomadaire ( class meeting), il est en charge de l'esprit de groupe et du bon moral des troupes. C'est peu dire qu'il a du boulot (en plus de ses heures de cours - il est déchargé d'un cours, mais c'est bien peu au regard des responsabilités qu'il porte sur ses épaules).
Le Dean accompagne sa classe pendant les quatre ans du lycée. Il les prend lorsqu'ils sont Freshmen, tout juste sortis du collège et assez insupportables, et il ne les lâche que lorsqu'ils ont fini leur année de Seniors, beaucoup plus mûrs et riches de nouvelles acquisitions intellectuelles, artistiques et sportives (du moins on espère).
Voilà, Mr. Dean et moi avons fini notre premier cycle: nos Seniors vont devenir vendredi des anciens élèves (alumni, en bon anglo-latin), après la cérémonie de Graduation durant laquelle ils recevront leurs diplômes. Et vous pouvez me croire, ça lui fait tout drôle, à Mr. Dean (et à moi aussi!) de les voir partir. Quatre ans à les supporter et les porter à bout de bras, à les encourager, à parfois les maudire, à rire avec eux et à pleurer aussi quelquefois. Ils étaient 100 au départ, ils sont maintenant 85 et ils vont nous manquer.
Alors, Mr. Dean a finalement organisé la sortie dont ils rêvaient depuis leur Freshman year: il les a emmenés à la plage. Et moi avec, comme chaperon.
De manière assez inattendue (cette classe nous réserve toujours des surprises), la sortie s'est très très bien passée. Ils ont été super sages dans les bus, ils étaient à l'heure au départ comme à l'arrivée, ils étaient contents de leur journée - incroyable, pas un seul ronchon. Nous leur avons laissé quartier entièrement libre. Certains se sont baladés sur le fameux boardwalk (glaces, pizzas, friture, peluches ridicules et souvenirs ringards); la plupart ont joué sur le sable au volleyball, au frisbee, au baseball; les plus courageux se sont baignés (l'eau était glaaaacée!)
Ah, et aujourd'hui, Mr. Dean m'a demandé si je voulais rempiler avec lui pour 4 ans. J'ai sauté de joie, oui oui oui. Une nouvelle classe nous attend...
Monday, June 07, 2010
Thursday, June 03, 2010
Multiplications des cérémonies
...
Dernier jour de classe. Demain commencent les examens de fin d'année.
32°, air lourd, humide et poisseux. Les ventilateurs peinent à brasser l'air épais. Les élèves supplient qu'on les emmène dans les coins climatisés (la cafétéria, la bibliothèque prise d'assaut, le bureau du dept des langues, que j'ai déserté depuis que je suis chef et dans lequel la température est glaciale - ridicule).
J'ai passé chaque minute libre de ma journée à réviser avec mes élèves. Individuellement ou par petits groupes, ils ont investi mon bureau ("Mais on étouffe ici!"), les tables devant mon bureau, le couloir près de ma salle... Et on révise, on révise, on révise.
"C'est quoi déjà l'ordre des pronoms objets?" (me te se nous vous le la les lui leur y en);
"Pourquoi Paris est la plus belle ville du monde et pas la ville la plus belle?" (à cause de BANGS: Beauty Age Number Goodness Size, les adjectifs qui se mettent devant le nom - même au superlatif);
"Pourquoi Je pense que est suivi de l'indicatif et Je ne pense pas que est suivi du subjonctif?" (Vous savez, vous?)
Ce soir, dîner pour les "lifers" (les élèves de Terminale qui ont fait toute la scolarité dans cette école, depuis la maternelle) et leurs parents. Je suis invitée, en tant qu' advisor* d'une des élèves et aussi parce que je suis l'assistante du Dean* de cette classe. Je fais un petit (tout petit) discours - parmi d'autres, leurs instits de CP, leur prof de musique de l'école primaire, le directeur du lycée. Et nous regardons les photos de leurs années à l'école, leurs visages tout petits et déjà emprunts d'expressions bien à eux, leurs moments forts, spectacles, fins d'école primaire, fin du collège, bal du lycée... C'est la première (non, en fait la deuxième, il y a eu un brunch vendredi dernier) d'une série de cérémonies et célébrations qui culminera avec la Graduation, vendredi prochain. Cette année, à cause de mon lien particulier avec cette classe, j'ai été conviée à tous les événements qui jalonnent le parcours des Seniors (élèves de Terminale) vers leur statut de graduate. Et ça fait beaucoup... Je n'aurai pas assez de tenues d'apparat, je crois. Tant pis, je me montrerai deux fois habillée pareil (as if anybody cared...)
Il faut que je finisse ce soir de rédiger les examens pour demain. C'est la première fois que je m'y prends si tard. Ma vie en lambeaux commence à menacer le fonctionnement pourtant bien rodé de mon activité professionnelle. Il est temps que les vacances arrivent.
* Advisor: expliqué ici.
Dean: expliqué ici.
32°, air lourd, humide et poisseux. Les ventilateurs peinent à brasser l'air épais. Les élèves supplient qu'on les emmène dans les coins climatisés (la cafétéria, la bibliothèque prise d'assaut, le bureau du dept des langues, que j'ai déserté depuis que je suis chef et dans lequel la température est glaciale - ridicule).
J'ai passé chaque minute libre de ma journée à réviser avec mes élèves. Individuellement ou par petits groupes, ils ont investi mon bureau ("Mais on étouffe ici!"), les tables devant mon bureau, le couloir près de ma salle... Et on révise, on révise, on révise.
"C'est quoi déjà l'ordre des pronoms objets?" (me te se nous vous le la les lui leur y en);
"Pourquoi Paris est la plus belle ville du monde et pas la ville la plus belle?" (à cause de BANGS: Beauty Age Number Goodness Size, les adjectifs qui se mettent devant le nom - même au superlatif);
"Pourquoi Je pense que est suivi de l'indicatif et Je ne pense pas que est suivi du subjonctif?" (Vous savez, vous?)
Ce soir, dîner pour les "lifers" (les élèves de Terminale qui ont fait toute la scolarité dans cette école, depuis la maternelle) et leurs parents. Je suis invitée, en tant qu' advisor* d'une des élèves et aussi parce que je suis l'assistante du Dean* de cette classe. Je fais un petit (tout petit) discours - parmi d'autres, leurs instits de CP, leur prof de musique de l'école primaire, le directeur du lycée. Et nous regardons les photos de leurs années à l'école, leurs visages tout petits et déjà emprunts d'expressions bien à eux, leurs moments forts, spectacles, fins d'école primaire, fin du collège, bal du lycée... C'est la première (non, en fait la deuxième, il y a eu un brunch vendredi dernier) d'une série de cérémonies et célébrations qui culminera avec la Graduation, vendredi prochain. Cette année, à cause de mon lien particulier avec cette classe, j'ai été conviée à tous les événements qui jalonnent le parcours des Seniors (élèves de Terminale) vers leur statut de graduate. Et ça fait beaucoup... Je n'aurai pas assez de tenues d'apparat, je crois. Tant pis, je me montrerai deux fois habillée pareil (as if anybody cared...)
Il faut que je finisse ce soir de rédiger les examens pour demain. C'est la première fois que je m'y prends si tard. Ma vie en lambeaux commence à menacer le fonctionnement pourtant bien rodé de mon activité professionnelle. Il est temps que les vacances arrivent.
* Advisor: expliqué ici.
Dean: expliqué ici.
Tuesday, June 01, 2010
Le serpent
...
Je loge un serpent dans mes entrailles. Un long, puissant serpent, qui somnole depuis longtemps, parfois s'éveille et remue, et puis s'assoupit de nouveau, les paupières demi-ouvertes. Je le sens souvent - cette lourdeur qui va jusqu'à la torture, les nuits où je ne dors pas, empoisonnée par l'acidité de son venin.
Ces jours-ci, le serpent est complètement alerte, en attente. Je suis les mouvements de son corps dans le mien, je n'arrive pas à me reconnaître dans ces blessures que j'inflige et que je paie par l'auto-intoxication, le vacillement de mes certitudes et de ma lucidité. Je ne savais pas que faire souffrir était aussi douloureux, presque insupportable - presque. Je sens mon coeur battre au milieu de mon ventre, là où se tordent mes tourments. L'épaisseur de ma chair ne suffit plus à contenir ma peine, ma douleur.
Ce sont des moments tellement difficiles que je n'arrive pas même pas à en espérer l'issue.
Ces jours-ci, le serpent est complètement alerte, en attente. Je suis les mouvements de son corps dans le mien, je n'arrive pas à me reconnaître dans ces blessures que j'inflige et que je paie par l'auto-intoxication, le vacillement de mes certitudes et de ma lucidité. Je ne savais pas que faire souffrir était aussi douloureux, presque insupportable - presque. Je sens mon coeur battre au milieu de mon ventre, là où se tordent mes tourments. L'épaisseur de ma chair ne suffit plus à contenir ma peine, ma douleur.
Ce sont des moments tellement difficiles que je n'arrive pas même pas à en espérer l'issue.
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