C'est parti:
Lundi: Première réunion des profs du lycée (après l'école). Je viens à peine de m'installer dans la chaise que quelqu'un se penche pour m'avertir: "You have bus duty". Et allez: je traverse l'école en courant pour arriver en nage au point d'arrivée des bus. Les collègues de l'école primaire et du collège (eux aussi de corvée de bus) m'assurent que mon retard n'a pas d'importance, mais leurs regards sont très clairs: "Ne t'avise pas de recommencer". Ooops. Le dernier bus parti, je regagne ma réunion. Arrivée à la maison vers 6h, et on se met aux devoirs. Dans la joie et la bonne humeur, s'entend.
Mardi: Pas de réunion ce soir, je pense pouvoir partir tôt (vain espoir). Une fois expédiée la corvée des bus, je tente de rassembler ma troupe éparpillée à travers l'école (l'un dans la cour de récré, l'autre dans la bibliothèque, un cartable ici, un lunch box là, un blouson oublié dans le casier, combien de fois me faudra-t-il traverser cette école de part en part?). J'ai demandé à Paolo ce qu'il voulait pour son dîner d'anniversaire (demain). A part des pâtes. Un meatloaf, dit-il. Nous partons donc au supermarché chercher de la viande, et j'en profite pour faire le plein de "tout ce qu'il faut pour les gâteaux". Retour à la maison à 5h30, je me mets immédiatement aux cupcakes qu'il faut apporter en classe demain matin (Paolo s'est mis dans l'idée que j'allais écrire l'initiale de chaque enfant sur un cupcake. "Je t'aiderai, maman". Aaargh). Mais il faut que j'abandonne mes cupcakes après la première fournée (je n'ai qu'un mini-four, alors je fais les cupcakes 6 par 6), parce que ce soir, c'est la soirée parents-profs au collège, alors je change de chemise, mets ma casquette (invisible) de parent, et reprends le chemin de l'école. J'ai auparavant recommandé à l'Homme de finir tous les restes dans le frigo, en me laissant la ratatouille.
Soirée parents-profs: je suis l'emploi du temps d'un lundi de mon fiston, passe de classe en classe, écoute les profs présenter leurs cours et leurs méthodes, lis les papiers qu'ils me distribuent, ris à leurs blagues (ce sont mes collègues, il faut les soutenir), tout en pensant que jeudi c'est mon tour (jeudi dernier, j'étais dans la partie école élémentaire, pour rencontrer la maîtresse de Paolo. Je passe tellement de mes soirées dans cette école, c'est effrayant).
Retour à la maison - 9h30, les enfants sont couchés, l'Homme à sa guitare attaché me déclare sur un ton détaché qu'il a passé ma pâte à gâteau toute prête au four à micro-onde, pensant que le tupperware contenait des pâtes. Le temps de piquer une petite crise (toute petite, je le jure, je n'ai même pas élevé la voix et à peine râlé), je me remets à mes cupcakes.
Voilà, il est plus de minuit, j'ai fini les cupcakes, j'en ai brûlé fort peu, j'ai enveloppé un cadeau pour Paolo (celui qu'il ouvrira au petit déjeuner), j'ai mangé toute la ratatouille, et j'ai répondu à quelques e-mails. Demain, réunion du département. Jeudi, réunion des califes, puis soirée parents-profs (pendant laquelle je vais présenter mes cours et représenter mon département - oui, j'ai voulu être calife, il faut assumer). Question: aurai-je le temps de ramener les enfants à la maison et de me changer, entre la réunion et la soirée? Et dormir, cette semaine, c'est possible?
Vendredi soir, je me loue un film, je pose la bouteille de vin à côté de moi et j'ignore le monde entier. Ne me dérangez pas, je commence mon week-end. I can't wait.
