Je ne fais pas partie de ceux qui s’enfouissent la tête dans le sable et demandent qu’on les réveille quand tout est fini : j’adore la saison des fêtes. A commencer par Thanksgiving, qui « has grown on me over the years ». Maintenant, c’est une de mes fêtes préférées. D’abord, parce qu’on n’échange rien d’autre que des mots, on n’offre que des remerciements. La gabegie d’achat, la surenchère commerciale, c’est le mois prochain. Thanksgiving, c’est le moment des réunions familiales, des repas gargantuesques et c’est le début de la saison des fêtes. J’aime, j’aime, j’aime !
Cette année, nos trois jours de vacances ont été doux et plutôt heureux. Lors du dîner de Thanksgiving, pour éviter le clash prévisible entre l’homme et sa mère, j’ai proposé de remplacer le «Grace» qu’elle voulait dire et qu’il ne voulait pas entendre par un petit mot de chacun sur ce pour quoi nous voudrions dire merci. [Que la formule est embarrassée en français !]
Alors, une petite liste, dans le désordre et non exhaustive, de
«10 things I am thankful for»
* Les Amish qui élèvent de remarquables dindes. (Et les traiteurs qui les font cuire pour ceux qui, comme moi, manquent cruellement de four. J’ai utilisé mon mini-four pour tout le reste, la farce, les tartes, le pain grillé, mais pas moyen de faire entrer une dinde…)
* Mon beau-frère que j’aime de plus en plus chaque fois que je le vois. Heureusement que je ne le vois qu’une fois par an, je finirais par quitter mon mari pour aller vivre avec son frère.
* La saison des glissades, qui a recommencé. Et les progrès de mes patineurs, qui laissent leur mère loin derrière eux (et dire que c’est moi qui leur tenais la main l’année dernière !)
* Les efforts conjugués de tout le monde pour que se passe en douceur cette réunion familiale. Chacun y a mis du sien, même (c’est exceptionnel) l’homme et sa mère. Et mon beau-frère, qui a le don d’apaiser les tensions sans même avoir l’air d’essayer. En plus, il s’est laissé persuader de participer à un nombre considérable de parties de monopoly, de Catan et de pleins d’autres jeux, ce qui a mis mes garçons au comble du bonheur.
* La version BBC de Pride and Prejudice qui a rempli deux de nos soirées en famille. 2 heures et demi chaque soir, et les garçons n’ont pas moufté, scotchés qu’ils étaient à l’écran, guettant le moment où Darcy daignerait sourire. Quelques pauses pour un verre de vin, des chocolats français (j’ai mes fournisseurs), une tisane, une mandarine… C’était bien.
* Ma route hivernale et ensoleillée, qui sent le froid piquant du matin et le feu de bois.
* Le pain à la citrouille (mon nouveau moule, de saison, rentre tout juste dans le mini-four…)
* Ma capacité à ignorer, pendant trois jours, les bulletins qui m’attendent. Et le coup de collier du dimanche, 15 d’un coup ! (sachant que je mets à peu près 20 minutes par bulletin…)
* Encore et toujours, mon réseau de cyber-amitiés, réseau flexible et fluctuant, mais qui me soutient, me nourrit, beaucoup plus que je ne suis prête à le reconnaître. Vous seriez surpris(es) de savoir l’importance que votre présence bienveillante, irrégulière, indulgente a pour moi. Je ne le dis pas trop, mais un peu quand même : à vous, qui me lisez, que je lis, merci !
* Le feu dans ma cheminée, cette merveille…





